Concernant le 2e tour des élections présidentielles, il faut choisir le moins pire sans négocier la doctrine catholique

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

Concernant le 2e tour des élections présidentielles, voici les sources de l'abbé Yves-Marie, citées dimanche à Damgan pendant son homélie :
 
 
Certains évêques se sont prononcés clairement contre le choix de Marine Le Pen. Mais, apparemment, rien de la part de Mgr Centène ni du pape François. C'est dire la liberté de choix qui est demandé à chaque électeur catholique de France, pourvu que sa conscience de chrétien soit bien éclairée.
 
En 2002, comme recteur de Crac'h, Locmariaquer et St Philibert, et à la suite de nombreux évêques de France, je m'étais prononcé clairement contre le choix de Jean-Marie Le Pen. Aujourd'hui, il faut reconnaître que Marine Le Pen a lissé un peu le message de son père, même s'il reste dans la même veine. Et Emmanuel Macron de 2017, issu d'une gauche libérale, n'est pas le Jacques Chirac de 2002. Enfin, étant donné tous les messages provenant de l'Eglise sur cette élection, il est facile de comprendre que les deux candidats ne défendent pas des projets politiques parfaitement compatibles avec le message de l'Eglise catholique. On ne peut donc négocier ni sacrifier des points fondamentaux de la doctrine catholique ni avec l'un ni avec l'autre. L'Eglise ne peut donner des chèques en blanc ni avec l'un ni avec l'autre de ces deux candidats. Dans l'isoloir, à chacun de voir alors, sans chercher à instrumentaliser l'Eglise, lequel des deux candidats semble le meilleur ou le moins pire, lequel semble le plus rationnel.
La campagne des législatives permettra en tout cas de corriger un peu ce qui n'est jamais négociable pour un chrétien. 
 
P.Jean-Eudes

Publié dans REFLEXION

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article