HOMELIE AVENT B 2008

Publié le par curé du secteur de Muzillac

(homélie qui sera prononcée à BILLIERS  ARZAL et  MUZILLAC)

Ce premier dimanche de l’année liturgique, premier dim de l’Avent, veut nous relancer dans notre marche. Il nous met en marche vers l’Avent, A.V.E.N.T. du Christ–cad l’avènement- certainement du Christ nouveau-né à Noël il y a 2000 ans, mais aujourd’hui, et pendant les deux premiers dimanches, vers le Christ en gloire. Nous sommes donc pour l’instant dans la continuité de la fin de l’année liturgique, de la fête du XT Roi de l’univers.

Cette marche en avant  est possible parce que notre horizon n’est pas seulement le mur de la mort. Car dans ce mur, une porte vers le bonheur et la joie sans fin a été ouverte par le Christ ressuscité. Nous vivons et agissons alors dans la vie présente avec ESPERANCE de ce bonheur sans fin.

Ici, nous pouvons faire un lien avec l’année diocésaine qui nous invite à faire mémoire, pendant l’Avent, de notre baptême.

Rappelons d’abord que le baptême est avec l’Eucharistie le plus grand sacrement. Il est entrée vers l’Eucharistie qui est en réalité pleine et totale vie de louange au Dieu d’Amour. Pour être baptisé, le rituel prévoit le franchissement d’une entrée, de la porte matérielle de l’église. Cette porte est le symbole du Christ qui a lui-même déclaré à ses disciples : « Je suis la porte ». Une porte n’est utile que si elle protège. Le Christ veut en effet nous protéger du froid de la désespérance et de toute forme de mal. Cette porte est également indispensable car elle permet la respiration du passage et de l’ouverture. La porte de l’église symbolise en effet passage et ouverture vers ce bonheur et cette joie de la venue du Christ en gloire, le même qui fut le Christ très humble et très petit révélé à sa Nativité parmi les hommes.

Concrètement, à quoi nous invite ce 1er dimanche de l’Avent ?

Peut-être à nous tenir de temps en temps à la porte de l’Eglise, pour veiller, regarder avec amour, être attentifs à tous ceux qui cherchent le bonheur. Sentinelles de l’aurore, nous pouvons aussi devenir des passeurs pour tous ceux qui veulent découvrir le Christ, pour tous ceux qui veulent se rendre disponibles à écouter la Parole de Dieu ou à recevoir un sacrement. Car accueillir un étranger pour un chrétien, c’est accueillir le Christ lui-même, c’est accueillir un frère ou une sœur.

 

Publié dans HOMELIES ANNEE B

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de Barmon 29/11/2008 22:08

Bravo Jean Eudes. Tu peux voir mon site curederochefortenterre.over-blog.fr
Père Jean Baptiste