HOMELIE 7 DIM TO B LG NM 2009

Publié le par curé du secteur de Muzillac

Je veux retenir de cet évangile l’éloge que Jésus fait de la foi, une foi qui obtient le pardon, guérison intérieure.

Par leur foi, ce qu’ont fait ces 4 hommes pour que le paralysé atteigne Jésus est très ingénieux. Dans le sens de la 2ème lecture, leur foi est un « oui » à Jésus en même temps qu’à la guérison, à la vie. Leur foi est un grand désir qui met en mouvement. Elle se voit, se manifeste, elle n’a pas peur de se montrer quand il le faut. Jésus s’émerveille devant cette foi.

-        Jésus profite de la guérison de ce paralysé pour le dire alors explicitement : La foi obtient le pardon des péchés. C’est le premier grand enseignement de cet évangile. C’est pourquoi la liturgie fait dire au prêtre : « Seigneur Jésus, ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Eglise ». La foi est un don de Dieu, une semence que Dieu a mis dans nos cœurs par sa Parole et ses sacrements, mais qui ne peut grandir que si nos cœurs sont ouverts. Car l’amour précède la foi, il fait grandir la foi. L’amour fait confiance. Il croit tout, dira saint Paul. La foi est donc fille de l’amour. Et spécialement de l’Amour qui vient lui-même de Dieu. Si la foi obtient le pardon, c’est parce que l’amour couvre tout, même les péchés. Les péchés qui, plus que la maladie, selon l’enseignement de Jésus, sont la vraie paralysie de nos vies. Les péchés nous empêchent : d’aimer et d’agir.

 

-        Jésus en profite alors pour annoncer que « le Fils de l’homme (cad lui-même) a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre ». Et nous savons que, d’après les évangiles, Jésus a confié ce pouvoir à l’assemblée des disciples, aux apôtres, et en particulier à Pierre. Aujourd’hui, la discipline et la pratique du sacrement du pardon, nous la connaissons assez bien. Par exemple, nous savons qu’avec la contrition et le ferme propos de réparer le mal commis, la confession des péchés graves à un prêtre reste la manière ordinaire d’obtenir l’absolution. Par ailleurs, la confession régulière est encouragée par l’Eglise. L’accumulation de péchés même non graves peut en effet nous paralyser. Le sacrement du pardon peut alors nous remettre en marche.

-        Enfin, Jésus a cette phrase merveilleuse pour tous les paralysés de l’Histoire : « Lève-toi, prends ton brancard et marche ! » La foi, nous l’avons dit met en mouvement. Jésus encourage ce mouvement, cette action de chaque être humain à toujours vivre. Mais ce qui me frappe dans ce commandement du Christ au paralysé guéri, c’est la demande qui lui est faite par Jésus de prendre son brancard. Nous traînons tous, au fur et à mesure que nous prenons de l’âge, de vieilles casseroles. Sans les ignorer, puissions-nous les nettoyer et les ranger pour aller humblement de l’avant.

 

Quelques conseils :

-        Parce que nous avons tous besoin de guérison intérieure, puissions-nous tous redécouvrir le sacrement du pardon, tel que les livres liturgiques issus du Concile Vatican II nous demandent de le vivre. Le carême prochain sera l’occasion de cette redécouverte.

-        Puissions-nous également partager et pratiquer notre foi avec d’autres comme ces quatre porteurs du paralytique, pour être plus forts et audacieux. La partager en se mettant au service des plus pauvres.

-        Je vous propose de penser pendant qq instants de silence à ces deux invitations.

Publié dans HOMELIES ANNEE B

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