HOMELIE MESSES DE PAQUES à MUZILLAC et ARZAL 2009

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

La résurrection qui luit toujours comme un feu nouveau dans la nuit de nos vies et de notre foi, que nous le sachions ou pas, que nous y croyons ou non, tel est le motif de notre rassemblement de ce soir (ce matin). C’est grâce à la foi en la Résurrection de Jésus que nous sommes devenus chrétiens, que nous sommes ici cette nuit (ce matin), que … enfants seront baptisés au milieu de nous ce soir (ce matin), que 2900 adultes le seront également à travers toute la France. Notre présence, nos chants, notre liturgie avec tous ses très beaux rituels, tout le chante : « Le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! »
Mais, reconnaissons-le, un doute surgit, en fait de nombreux doutes nous traversent l'esprit surtout quand on est jeune; mais pas seulement, puisque selon un sondage récent 90 % des Français (!) ne croient pas en la Résurrection : qu’est-ce qui nous prouve que c’est vrai ? Que nous ne nous berçons pas d’illusion ?
Si vous cherchez une preuve scientifique, je vous souhaite bien du courage. Vous trouverez, comme presque tous les dix ans on en trouve, le squelette d’un certain Jésus ayant vécu au 1er siècle et vous pourrez faire la une des journaux pendant quelques jours. Le Christ ne serait pas ressuscité puisqu’on aurait trouvé son squelette ! Mais comme des hommes s’appelant Jésus à l’époque était chose courante, cela ne prouve pas grand chose. A l’inverse, les preuves scientifiques en faveur de sa résurrection sont également nulles. Il n’y a pas de photos de l'évènement, pas de journaliste, pas d’indices que l’on puisse déceler sous un microscope.
Il y faut donc nécessairement la foi, la confiance. Cependant, ce qu’il nous est demandé, ce n’est pas une foi sans preuve aucune, ni sans indices probants, ni sans témoignages crédibles, ni sans intelligence, ni sans raison. Plusieurs réalités sont dignes de notre foi et nous font grandir dans l’espérance de la Résurrection. Encore faudrait-il étudier ces indices probants. C’est ce qu’a fait, par exemple, le prêtre Pierre Descouvemont dans son livre Guide des difficultés de la foi catholique. Personnellement, ses analyses judicieuses ont renforcé ma foi en la résurrection. Ce que je veux dire, sans être trop long, c’est qu’il ne suffit pas de croire, encore faut-il nourrir sa foi. Nous sommes dotés non seulement d’un cœur pour aimer, mais aussi d’un esprit pour comprendre. Les enfants bénéficient de la catéchèse. Mais je vous confie cette question pour cette semaine : ne serait-il pas judicieux de se former dans la foi en tant qu’adulte ?
Prenons, pour terminer, une image. La foi est comme cette petite flamme du cierge pascal que nous avons allumée au feu nouveau. Avec un coup de vent, cette flamme peut s’éteindre très facilement. Mais rien n’interdit de retourner au feu pour la rallumer, rien n’empêche non plus, comme nous l’avons fait tout à l’heure, de protéger cette petite lumière. C’est ce qui se passe a fortiori quand on entre dans une église, et cette flamme ne se perd pas d’autant plus si on la répand à d’autres cierges.
Je viens en fait de vous faire un appel discret à vivre la foi si belle et si vraie en Jésus Christ mort et ressuscité, non pas chacun dans son coin, mais ensemble, en communauté, en équipe, en Eglise.
AMEN

Publié dans HOMELIES ANNEE B

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