HOMELIE 7 DIM TP B LG NM 2009

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

Connaissons-nous le jeu du téléphone arabe ? Il s’agit de communiquer un message par des intermédiaires sans que ce message ne soit déformé. On se rend compte que cela est très difficile.

Dieu nous a lui-même communiqué un message, et ce message n’est pas compliqué, il est tout simple : Dieu est Amour. Nous venons d’entendre ces trois mots dans la deuxième lecture, tout comme dimanche dernier. Nous sommes tous invités à transmettre cette bonne nouvelle : « Dieu est Amour ». Facile à dire, plus difficile à mettre en pratique ! En effet, plusieurs obstacles encombrent notre communication du message. Il y a par exemple notre peur des autres. Je veux bien annoncer que Dieu est Amour, mais l’autre est-il prêt à l’entendre ? Ne va-t-il pas me rire au nez ? Et puis, il y a aussi l’obstacle par exemple de nos passions. Aimer passionnément, je sais faire, et la passion peut être excellente, mais cet amour n’est-il pas parfois aveugle au point où je peux très facilement faire beaucoup de mal aux autres ? Je pense ici au péché de jalousie, ce qui en religion correspond au fanatisme. L’apôtre Judas, dont les textes d’aujourd’hui font mention, est tombé dans ce travers. En fait, on confond ici amour et confusion, alors que le véritable amour s’accompagne de lumière, de vérité et de respect des autres. « Consacre mes disciples, demande Jésus à son Père, dans la vérité ».

Nos amours humains sont en réalité toujours infirmes. Il est inutile de penser ou de croire que jamais nous ne trahirons Jésus Christ. L’oubli de Jésus Christ  est tellement facile, surtout dans notre société où les tentations de toutes sortes sont si grandes.

Or  Jésus Christ par le don de son Esprit, a déposé l’Amour de Dieu au centre de notre monde, dans le cœur même de ses disciples. Puisque nous sommes tous des handicapés du cœur, Dieu nous a aimés le premier. Par la foi, par le sacrement de la confirmation qui nous marque à jamais de la présence de l’Esprit d’amour dans nos cœurs, Dieu peut changer nos vies, et par nous, il peut changer le monde. L’histoire de l’Eglise, malgré les erreurs ou péchés des chrétiens, le démontre suffisamment.

Si nous l’accueillons, Dieu fait en nous des merveilles. Son amour nous traverse pour aller vers les autres, mais demeure en même temps en nous, pour transformer et purifier nos désirs.

Amen

Publié dans HOMELIES ANNEE B

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