A propos des nouveaux horaires de messe, plusieurs points d'attention :

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

-        Les paroisses où auront lieu les messes de 11h veilleront à proposer, autant que possible, la liturgie de la Parole pour les enfants et un accueil des familles.

-        Importance de développer le covoiturage. Dans la paroisse où il n’y a pas de messe, rdv à 9h15 ou à 10h45 à l’église de sa paroisse pour se rendre à la messe de la paroisse voisine. Les GAP veilleront à organiser ce covoiturage.

-        Voir si certaines personnes âgées qui n’acceptent pas le covoiturage peuvent se rendre quand même à l’église de leur paroisse pour y recevoir la communion (le signaler au P. Jean Eudes).

-        Veiller à développer la communion à domicile le dimanche.

-        Les horaires de messe changeraient pour le secteur paroissial de Damgan les mois de juillet et août.

-        Obligation pour toutes les paroisses d’afficher à l’extérieur de chaque église les horaires du mois.

-        Enfin rappeler aux chrétiens en bonne santé le sens du précepte dominical. Pour nous y aider, voici quelques textes fondamentaux et un mot de votre curé :

 

1)     Concile Vatican II, Constitution sur la liturgie, n°106 :

" L’Église célèbre le mystère pascal, en vertu d’une tradition apostolique qui remonte au jour même de la résurrection du Christ, chaque huitième jour, qui est nommé à bon droit le jour du Seigneur, ou dimanche. Ce jour-là, en effet, les fidèles doivent se rassembler pour que, entendant la Parole de Dieu et participant à l’Eucharistie, ils fassent mémoire de la passion, de la résurrection et de la gloire du Seigneur Jésus, et rendent grâces à Dieu qui les « a régénérés pour une vivante espérance par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts » (1 P 1, 3). Aussi, le jour dominical est-il le jour de fête primordial qu’il faut proposer et inculquer à la piété des fidèles, de sorte qu’il devienne aussi jour de joie et de cessation du travail. Les autres célébrations, à moins qu’elles ne soient véritablement de la plus haute importance, ne doivent pas l’emporter sur lui, car il est le fondement et le noyau de toute l’année liturgique".

 

2)     Catéchisme de l’Eglise catholique

L’obligation du Dimanche

2180 Le commandement de l’Église détermine et précise la loi du Seigneur : " Le dimanche et les autres jours de fête de précepte [Noël, Ascension, Assomption, Toussaint ], les fidèles sont tenus par l’obligation de participer à la Messe ". " Satisfait au précepte de participation à la Messe, qui assiste à la Messe célébrée selon le rite catholique le jour de fête lui-même ou le soir du jour précédent ".

2181 L’Eucharistie du dimanche fonde et sanctionne toute la pratique chrétienne. C’est pourquoi les fidèles sont obligés de participer à l’Eucharistie les jours de précepte, à moins d’en être excusés pour une raison sérieuse (par exemple la maladie, le soin des nourrissons) ou dispensés par leur pasteur propre. Ceux qui délibérément manquent à cette obligation commettent un péché grave.

2182 La participation à la célébration commune de l’Eucharistie dominicale est un témoignage d’appartenance et de fidélité au Christ et à son Église. Les fidèles attestent par là leur communion dans la foi et la charité. Ils témoignent ensemble de la sainteté de Dieu et de leur espérance du Salut. Ils se réconfortent mutuellement sous la guidance de l’Esprit Saint.

2183 " Si, faute de ministres sacrés, ou pour toute autre cause grave, la participation à la célébration eucharistique est impossible, il est vivement recommandé que les fidèles participent à la liturgie de la Parole s’il y en a une, dans l’église paroissiale ou dans un autre lieu sacré, célébrée selon les dispositions prises par l’évêque diocésain, ou bien s’adonnent à la prière durant un temps convenable, seuls ou en famille, ou, selon l’occasion, en groupe de familles ".

 

3)     Le mot du curé

 

Le précepte dominical permet de se rappeler la nécessité incontournable pour les chrétiens de se rassembler s'ils veulent que l'Eglise vive près de chez eux. En effet, moins les chrétiens se rassemblent près de chez eux le Jour du Seigneur, moins les enfants et les jeunes seront présents, moins les sacrements sont célébrés. Depuis bien longtemps, on observe que les baptêmes, les confirmations, les mariages et les ordinations presbytérales se font plus rares. Déjà, sur notre doyenné, les funérailles chrétiennes ne sont plus toujours célébrées par des prêtres. Or il ne tient qu'à nous, à notre volonté d'être présent à nos paroisses pour que l'Eglise revive. N'attendons pas que nos églises deviennent des musées pour réagir de manière libre et responsable. N'attendons pas que de grandes réformes de l'Eglise universelle se produisent pour revenir à notre paroisse. 

 

En tant que curé, je profite de l’occasion pour faire le plus délicatement possible une remarque afin d'essayer de contrer des attitudes qui semblent de plus en plus incohérentes. Comme de nombreux prêtres et sans pour autant juger des personnes en particulier, je constate de manière générale que des baptisés relativement nombreux viennent communier sans que leur vie ne soit visiblement accordée à la vie de l'Eglise : personnes peu pratiquantes, personnes non mariées à l'Eglise, personnes que l’on ne voit jamais aux célébrations communes ou individuelles du pardon... Communier au Corps du Christ, c'est communier non seulement à une tradition, mais surtout à Jésus-Christ et donc à son Corps qui est l'Eglise ; c'est par conséquent communier à toutes les exigences d'amour de l'Evangile et de l’Eglise. C’est pourquoi, si ce n’est pas le cas, j'invite les baptisés qui souhaitent communier à se réconcilier d'abord avec le Seigneur et son Eglise par le sacrement du pardon et à retrouver avec leurs frères chrétiens le chemin de la messe tous les dimanches.

Des heures de rencontre avec un prêtre ou de confession pourraient être proposées de manière plus régulière pour encourager cette réconciliation.

 

« Lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,  laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.  Accorde-toi vite avec ton adversaire » (Mt 5, 23-25a)

 

" Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque ".(Mt 14, 22).

 

P. Jean Eudes

 

 

 

Publié dans CELEBRER

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jbb 13/08/2011 17:41


Lorsque la messe n'est pas tous les dimanche dans une paroisse il est très important de communiquer les horaires des messes par tous le moyens : affichage extérieur, presse, internet.