HOMELIE 11 DIMANCHE TO C BILLIERS NOYAL-MUZILLAC 2013

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

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Les textes du jour nous parlent de la miséricorde de Dieu. C'est l'occasion de parler du sacrement du pardon.

 

Selon les évangiles, Jésus a confié aux apôtres et à l'Eglise la charge de lier ou de délier les péchés.

Rappelons qu'un péché est un manque d'amour qui se traduit par des pensées, des paroles, des actions ou des omissions, plus ou moins répréhensibles.         

Un péché est plus ou moins grave. Voler un oeuf n'est pas aussi grave que voler un boeuf. Et tout le monde n'a pas les mêmes chances dans la vie. Pour certains, il est plus facile de mener une vie vertueuse que pour d'autres. Il existe des circonstances atténuantes. Mais attention, même les péchés quotidiens ou de moindre importance nous entraînent à commettre des péchés plus graves. C'est en ce sens que le dicton affirme que "celui qui vole un oeuf vole un boeuf".      

Le monde a en tout cas énormément besoin de réconciliation. Il suffit de regarder les guerres entre pays, mais aussi les divisions de toutes sortes entre religions, familles, classes sociales, ethnies, travailleurs... Les chrétiens devraient alors pouvoir apporter avec une très grande joie au monde la bonne nouvelle du Pardon et de la Miséricorde de Dieu. C'est notre mission que d'annoncer l’Evangile du Pardon et de la Réconciliation. Au vu de cette mission magnifique confiée par le Christ, comment peut-on trouver difficile de vivre le sacrement du pardon?

Au tout début de l'Eglise, le pardon de Dieu s'obtenait exclusivement par le baptême qui est donné "pour la rémission des péchés". Les chrétiens, peu nombreux, étaient en effet très fervents. Et l'amour, dit la Bible, le texte d'évangile de ce dimanche en témoigne, recouvre les péchés.
Mais, peu à peu, plus les chrétiens grandissaient en nombre, plus le besoin de renouveler le pardon de Dieu (l'absolution) est apparue nécessaire. Un sacrement du pardon détaché du baptême a donc été mis en place (Pasteur d'Hermas, au 2nd siècle). Puis, plus tard, le sacrement du pardon a été réitéré autant de fois que nécessaire, notamment sous l'influence de nos cousins, les moines irlandais.    
Les chrétiens, selon la discipline de l'Eglise, sont aujourd'hui tenus de confesser leur péché grave au moins une fois par an. Mais la confession régulière est de toute façon vivement recommandée. Et Vatican II a promu de manière très intéressante les célébrations communautaires du pardon. Les péchés sont en effet communicatifs ! Cependant, l'Eglise réserve à juste titre l'absolution collective à des situations très précises, notamment à des cas de danger de mort (comme le rappelle le Catéchisme de l'Eglise catholique) .       

En Bretagne, nous connaissons la belle tradition des pardons dans les chapelles. C'est l'occasion de réconcilier ceux qui, dans un même quartier, s'étaient ...frictionnés.


Attention, le sacrement du pardon, selon l'Eglise, ne peut être vrai que s'il remplit plusieurs critères :     
1- La demande de pardon doit être sincère et se manifester par une véritable contrition. Selon St Thomas d'Aquin, la notion de contrition est tellement importante que Dieu accorde déjà son pardon au moment du vrai repentir. La contrition est d'ailleurs suscitée par l'Esprit-Saint.      
2- Le véritable repentir suscite en soi le désir de l'aveu ou de la confession du péché grave à Dieu et à un ministre de l'Eglise, parfois même à un représentant de la justice humaine. Parler permet d'ailleurs d'objectiver et de mettre à distance le mal que nous portons. La parole libère. Elle est ici réponse à la Parole de Dieu. Voir le psaume de ce jour.         
3- Le véritable repentir doit susciter l'envie de réparer le mal commis. Le vrai pardon n'est pas, en effet, l'injustice. Certains péchés graves demandent bien sûr une réparation devant la justice humaine. D'ailleurs, le prêtre n'est pas obligé de donner tout de suite l'absolution dans les cas où la réparation doit être dûment vérifiée.

4- Le véritable repentir obtient enfin l'absolution par la prière d'un ministre de l'Eglise, Evêque ou prêtre.

Dans le doyenné, des célébrations communautaires (sans absolution collective) permettent aux fidèles baptisés de réfléchir plus longuement sur leur vie et de rendre grâce pour l'immense Miséricorde du Seigneur. Elles sont proposées au moment de la Toussaint et du Carême.        
Par ailleurs, des rencontres personnelles avec un prêtre sont proposées à des heures déterminées avant les grandes fêtes, parfois pendant une adoration eucharistique.       
Les prêtres du doyenné assurent une permanence de confession tous les vendredis à l'église (oratoire) de Muzillac après la messe de 9h. On peut également prendre rendez-vous avec un prêtre dans une paroisse voisine, à la cathédrale, à Ste-Anne-d'Auray , dans une abbaye ou dans un centre spirituel.

AMEN

 

Voir la méditation du pape François sur la confession  (messe du 29 avril 2013)

Publié dans HOMELIES ANNEE C

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