HOMELIE 2 DIM TO A BILLIERS ARZAL MUZILLAC 2011

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

 

“L’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde”. Cette célèbre expression que nous chantons dans le gloire à Dieu et que prononce le prêtre à chaque messe nous vient – nous l’avons entendu dans l’évangile de ce jour -  de St Jean-Baptiste qui témoigne sur Jésus. Elle désigne le véritable agneau de Dieu. Je dirais même qu’elle résume tout le travail du prêtre qui est de toujours tourner les coeurs vers le Christ. Elle peut néanmoins nous sembler curieuse : comment un agneau peut-il porter le péché du monde ?SAINT JEAN BAPTISTE

Pour un Juif comme Jean Baptiste, l’agneau de Dieu est d’abord la figure d’un mystérieux et très important Serviteur décrit dans le livre d’Isaïe, un Serviteur qui tel un agneau muet est sacrifié parce qu’il porte sur lui les péchés du monde.

Pour un juif comme JB, l’expression désigne aussi l’agneau pascal, celui qui est sacrifié pour rappeler la sortie d’Egypte. La bible dit alors que son sang nous lave de nos péchés. Jésus mourra d’ailleurs à l’heure où les prêtres commencent à sacrifier les agneaux pour la fête de la Pâque. 

Après la mort de JB, pour les premiers chrétiens, l’agneau de Dieu sera enfin celui que le livre de l’Apocalypse verra non seulement comme immolé, mais surtout comme « dressé », debout : dans l’attitude de la victoire et de la résurrection. Jésus est l’agneau vainqueur, vivant et glorieux. Il mène le combat et libère son peuple avec la force d’un lion. Cet agneau est le maître de l’histoire, toujours selon le livre de l’apocalypse, il invite les hommes à le suivre jusqu’au jour de ses noces.

Aujourd’hui, en cette heure sainte où nous célébrons l’Eucharistie, Jésus est aujourd’hui l’agneau qui se laisse manger quand nous venons communier. Il fait mourir nos péchés. Il nous entraîne à nous laisser manger, par le don de nous-mêmes à notre prochain, parfois jusqu’au martyr comme on le voit en Orient.

En effet, un agneau est symbole de non-violence, de grande douceur, comme la colombe dont parle l’évangile pour évoquer l’Esprit Saint. C’est ce qui fait sa force.

L’agneau de Dieu est celui qui va porter le poids de la violence du monde. Cet agneau est alors glorifié ; il est désormais « lumière des nations », selon l’expression de la 1ère lecture, pour révéler à tous l’amour infini du Père, sa grâce, sa joie et sa paix.

Nous aussi, nous avons à nous comporter, non comme des loups, mais comme des agneaux les uns envers les autres et dans notre monde.

 

Le chant de l’Agneau de Dieu est donc cette magnifique imploration de la messe qui nous rappelle le don que Jésus fait de sa vie, son sacrifice pour le pardon des péchés et la paix du monde, ce qui est signifié par la Fraction du pain. Cette Fraction est un geste central de la messe, à tel point que, au premier siècle, ce simple geste qui nous vient directement de Jésus a désigné toute la messe. Le chant de l’Agneau de Dieu accompagne le geste de la Fraction du Pain.

 

En résumé, nous sommes appelés à nous comporter comme des disciples capables de payer le prix de la vérité et de la justice, s’il le faut, remplis de douceur, serviables, patients, prêts à porter les péchés de nos frères les hommes, prêts à donner courageusement notre vie pour nos frères, assurés de la victoire de la résurrection sur tout péché, sur toute forme de mal. Ainsi, dans le Christ, nous révélerons à nos frères l’amour infini de Dieu notre Père.

AMEN

Publié dans HOMELIES ANNEE A

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