HOMELIE 2 DIMANCHE TO C 2013 BILLIERS DAMGAN ARZAL

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

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Décidément, on entend beaucoup parler de mariage ces temps-ci ! En ce dimanche, en effet, nous n’écoutons pas un extrait de l’évangile de st Luc, mais le récit des noces de Cana en St Jean. Car nous sommes encore dans le prolongement de l’épiphanie et du baptême du Seigneur. Par la venue du Fils de Dieu en notre monde, un mariage exceptionnel se célèbre en effet : pour ce mariage des cadeaux sont offerts par des mages ; avant ce mariage le marié se prépare par le bain et l’onction du baptême. Le marié est en fait, vous l'avez deviné, le Christ Jésus Lui-même, l’épouse est l’Eglise entière. Ce mystère est grand dira saint Paul dans la lettre aux Ephésiens. Le mot "mystère" est grec, il sera traduit au 3e siècle par nos ancêtres latins par le mot "sacrement". Parfois on entend certains dire que l’Eglise a inventé le sacrement du mariage au Moyen Age ! Comme le fait remarquer un théologien (Prof. Marcel Metzger) : « Mais alors, qu’était-il donc auparavant ? Savez-vous que dans la traduction latine du Nouveau Testament, le mot sacramentum est déjà appliqué au mariage (Ep 5, 32, mystère), et cela n’a pas été sans incidence sur la réflexion théologique [cf. par exemple St Augustin]. En réalité, ce qui s’est passé autour du XIIe siècle, c’est la stabilisation du nombre des actions liturgiques reconnues comme sacrements du point de vue théologique, en l’occurrence sept, dont le mariage. Mais cela n’a affecté en rien la forme de la célébration. Pour celle-ci, la messe de mariage, avec la bénédiction nuptiale, figurait déjà depuis au moins cinq siècles dans les recueils liturgiques, dont les sacramentaires, ancêtres du missel ».

En tout cas, la fête du mariage de Dieu avec l'humanité débute par les fameuses noces de Cana. Lors d’un mariage, on mange et on boit. Selon le récit des tentations au désert, Jésus avait refusé de multiplier le pain de manière égoïste. A Cana, au contraire, Jésus multiplie généreusement le vin de la fête pour la joie des convives. Plus tard, il multipliera les pains pour les foules affamées, comme le pain eucharistique se multiplie aujourd’hui par la puissance d’Amour du Saint-Esprit. Ce qui revient à dire que le Fils de Dieu ne fait de miracles que pour le bonheur des hommes. Heureux les invités que nous sommes aux Noces de l'Agneau, au Repas du Seigneur !

Notre bonheur et notre joie sont donc de vivre chaque jour comme dans le plus beau des mariages, celui de Dieu avec notre Eglise, portion de toute l’humanité qui s'ouvre à l'Amour de Dieu. Ce mariage est celui de l’Alliance définitive avec Dieu et entre nous. Ce projet d’amour de Dieu sur le monde, il nous faut en publier les bans et l’annoncer à tout le monde.

Je voudrais rappeler ici le contenu de ce projet de Mariage en m'aidant de paroles entendues auprès du P.Denis Sonet : " Le Mariage parfait est celui du Christ qui a épousé l'humanité sur la Croix. Là, Jésus s'est donné à Corps perdu à son Epouse. D'un Amour fou, jusqu'à la fin des temps ! Il ne divorcera jamais de l'humanité. C'est un Amour qui va jusqu'à la mort, un Amour qui ne se reprendra pas, un Amour qui accepte les imperfections de l'autre, même si l'autre ne l'aime pas. C'est un Amour fou ! C'est cela le sacrement du mariage, ce n'est pas une formalité".

Remarquons ici que le concile Vatican II a élevé la dignité du mariage à une vie de sainteté au même titre que les autres vocations. On peut même parler de vocation au mariage chrétien car les fiancés répondent bien à un appel à la sainteté en se mariant, et à être de véritables témoins du Christ.

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Le dimanche 10 mars, nous accueillerons les reliques des bienheureux Louis et Zélie Martin, les parents de Ste Thérèse de Lisieux. Que les propositions qui vont entourer ce passage de ces reliques soient l’occasion pour chacun en particulier et pour nos communautés de valoriser la sainteté du mariage.        Amen

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