HOMELIE 2009 CHRIST ROI DE L'UNIVERS (B) BILLIERS, ARZAL ET MUZILLAC

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

 

Jésus nous montre par tous les mystères de sa vie où se trouve le vrai pouvoir, la vraie toute-puissance : dans l’Amour qui n’est pas qu’un sentiment passager, mais qui est don de soi jusqu’au bout, jusqu’à la mort et la Résurrection. Autrement dit, le vrai pouvoir, la vraie puissance est spirituelle, elle est dans le Service jusqu’au bout pour l’avènement d’une civilisation de l’Amour.

 

En attendant le retour du Christ dans la gloire, la fin matérielle du monde ou plus sûrement notre propre mort, nous pouvons emprunter humblement le chemin que le Christ nous propose dans l’Eucharistie, « par lui, avec lui et en lui », unis dans le même Esprit et la grande communion de tous les saints : celui de l’abandon entre les mains du Père, dans la foi,

de l’amour comme don de soi,

de la vie quotidienne dans l’Esprit,

de la disponibilité totale pour tous nos frères les hommes et notamment pour les plus fragiles, les plus petits.

Comme chrétiens, battons-nous dans notre Eglise, nos familles, notre société, notre monde, pour plus de justice, de respect et de vérité. Commençons petitement, dans nos petits gestes, nos petites décisions. Ce sont les petites gouttes d’eau qui font les grands fleuves. N’acceptons pas les tricheries, les jeux de main litigieux, Rendons « témoignage à la vérité », tout comme Jésus.

 

Dans cet esprit, je voudrais reprendre ici quelques idées de la dernière encyclique de notre pape BXVI, Caritas in Veritate, qui nous redit pour aujourd’hui – qui est le temps de la mondialisation - les défis de la foi chrétienne pour que le Royaume de Dieu s’étende le plus possible dans notre monde. Le pape se fait, je le crois, « témoin de la vérité », en s’adressant à  tous les hommes de bonne volonté sur le développement humain. Nos sociétés opulentes ont en effet tendance à marginaliser, voire à ignorer les besoins spirituels de l’humanité. Or la vérité oblige à rappeler qu’une société ne peut bien se porter que fondées sur les bases saines des valeurs spirituelles. Pour les chrétiens, la valeur de l’Amour, autrement dit de la charité, fonde tout. Pour les chrétiens, l’annonce du Christ est le premier, le principal facteur de développement. Le véritable développement a besoin de Dieu. Avec les non-chrétiens, on peut dire que la justice est la première voie de la charité, son « minimum ». La réflexion et la fraternité sont également possibles à partager entre les hommes. « D’autres cultures et d’autres religions [que chrétienne] enseignent elles aussi la fraternité et la paix, et présentent donc une grande importance pour le développement humain intégral ». Avec elles on peut affirmer que  « l’homme, la personne, dans son intégrité, est le 1er capital à sauvegarder et à valoriser ». « Tout l’homme et tous les hommes », c’est un critère essentiel  qui permet d’évaluer cultures et religions. C’est pourquoi le pape dénonce tout à la fois : la carence institutionnelle face à la faim dans le monde, les organisations qui ne respectent pas le don de la vie, le fanatisme religieux. l’indifférence religieuse et le laïcisme, le sous-développement moral. Le pape rappelle aussi que les droits supposent des devoirs sans lesquels ils deviennent arbitraires. Le risque aujourd’hui de modifier arbitrairement les droits de l’homme. On le voit actuellement avec le problème de l’avortement ou de l’homoparentalité. Importance d’une écologie humaine. L’éducation consiste en « la formation complète d’une personne ». Danger d’une vision relativiste de l’éducation, notamment en matière morale. « Acheter est non seulement un acte économique mais toujours aussi un acte moral ». Nécessité d’une éducation permanente des consommateurs.

Par rapport à l’immigration, phénomène de masse en ce temps de mondialisation, le pape reconnaît la gestion complexe du phénomène migratoire. Mais « tout migrant, dit-il, est une personne humaine qui, en tant que telle, possède des droits fondamentaux inaliénables qui doivent être respectées par tous et en toutes circonstances ».

Enfin, pour trouver des solutions aux problèmes  de la mondialisation, le pape avance qu’« il est urgent que soit mis en place une véritable Autorité politique mondiale » (idée de Jean XXIII) pour « la gouvernance de la mondialisation », ainsi qu’une réforme de l’ONU et de « l’architecture économique et financière internationale ».

 

Puisse le pape être entendu, puisse le Christ régner de plus en plus dans nos cœurs, notre Eglise et notre monde.

AMEN

Publié dans HOMELIES ANNEE B

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JBB 22/11/2009 09:24


Merci de parler de l'encyclique de Benoît XVI qui mérite d'être connue.