HOMELIE 20e DIMANCHE TO B à Noyal-Muzillac

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

Homélie donnée par le P. Denis MAUGAN

pour le 20ème dimanche du temps ordinaire

Noyal-Muzillac . dimanche 19 Août 2012

 

[Comme il ne s’agit que de notes prises par un paroissien pendant la prédication, le texte schématisé ne fait pas foi et n’a pu être revu par l’auteur].

 eucharistie

"Faites ceci en mémoire de moi", c’est-à-dire faites ceci en vous souvenant de moi, de tout ce que j’ai dit, pendant toute ma vie, y compris les miracles dont vous bénéficiez.

 Dès le début des Actes des Apôtres, on voit les disciples obéir à cet ordre étrange et se rassembler. Ce n’est pas le rassemblement dans une église, sur ordre d’un curé, ou pour se rapprocher de l’autel afin de mieux chanter, et vous êtes aujourd’hui une belle assemblée, mais on se réunit pour beaucoup plus important. Les chrétiens sont rassemblés pour commémorer la grâce, remercier Dieu de la grâce qu’Il nous donne d’être présent dans son corps, dans son sang. Solidarité de sa maison, on ne passe plus les uns devant les autres sans se voir.

 

A Saint Séverin – à Paris – , devenu l’église paroissiale depuis que l’autre a été occupée par les intégristes, les chrétiens, les participants à la messe sont invités à se rassembler ensuite dans le cloître pour échanger. Une paroisse, c’est une famille  où l’on échange sur ce que l’on vit. Partager le pain, les Apôtres ont fait cela dès le début. Tous les écrits ensuite en témoignent, les Pères de l’Eglise, jusqu’au dernier : saint Isidore au VIIIème siècle et pour les Pères grecs jusqu’aux IVème, Vème et VIème  siècles. Les chrétiens ont ainsi cherché à approfondir cette réalité de leur foi, le testament du Christ.

 

Dieu, dans tout l’Ancien Testament, par la bouche des prophètes, refuse les sacrifices. Je te donne, tu me dois… c’est une personne qui est en contradiction totale, elle reçoit tout de Dieu, que peut-elle retenir pour elle ? Pour Lui demander quelque chose, il faut être prudent. Que ta volonté soit faite, pas par des prières. Dans tout l’Ancien Testament, Dieu répète : c’est la miséricorde que je veux, non le sacrifice. La vertu de miésricorde, ce n’est pas un sentiment, c’est l’effort de notre cœur pour se tourner vers la misère des autres, comme le cœur de Dieu. La meilleure façon de remercier Dieu, c’est d’aimer comme Il aime. Se donner aux autres comme Il l’a fait. Ce qui va jusqu’au don de soi. Sur quel chemin, nous avançons ! Accepter Dieu, c’est accepter devenir un peu comme Lui.

Publié dans HOMELIES ANNEE B

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