HOMELIE 20e DIMANCHE TO C + BAPTEMES de Jean à Billiers et de Tino et Marceau à Arzal 2013

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

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Nous accueillons, ce dimanche, avec joie des petits enfants par le baptême. Nous pourrions comme nous clôturer dans ce moment de joie et oublier tout le reste. C’est tellement beau un baptême !

Pourtant, la foi chrétienne nous interdit de nous enfermer égoïstement sur nos bonheurs ; en effet, il y a de quoi nous inquiéter pour les futures générations quand on voit ces conflits dans les pays arabes, quand on voit les hommes se déchirer au nom de leurs croyances. En sachant que l’athéisme est lui-même une croyance, celle de croire que Dieu n’existe pas.

Nous aussi sommes croyants, en Jésus Christ. Nous sommes baptisés dans la foi de l’Eglise et Jean, Marceau et Tino sont aujourd’hui invités par leurs parents à grandir dans la foi de l’Eglise. Cette foi en tant que telle n’est pas dangereuse puisqu’elle prône la paix et la non violence, elle nous fait aimer un Dieu d’Amour incapable –si on peut dire - de faire du mal à une mouche.

Mais les persécutions contre les chrétiens existent bien : Jésus l’annonce d'ailleurs dans l’évangile de ce jour. Devenir chrétien est dangereux, cela provoque involontairement de la division au sein même des familles. On le constate de manière fréquente. On se moque facilement des chrétiens en Occident, dans nos lieux de travail, voire même dans nos écoles ou dans nos familles; dans certains pays on ne se prive pas de les faire disparaître purement et simplement ! 

Mais reconnaissons aussi que la violence est en nous. Le mal que je ne voudrais pas faire, dira St Paul, je le commets. Il faut ainsi sans cesse se convertir à la paix de Dieu, à sa justice et à sa joie, travailler à la maîtrise de nos paroles, de nos gestes, de nos envies, de nos appétits... Il y a du boulot avec un enfant en ce sens, mais tout autant - voire plus !- avec un adulte. « Ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience », nous exhorte alors St Paul dans la 2e lecture. Notre vie de baptisés est en effet sans cesse sous le signe de l’appel à la conversion. Nous sommes pécheurs, c'est-à-dire que nous manquons d’amour pour Dieu et pour les autres. Jésus nous propose aussi cette conversion, mais également la croyance en la bonne nouvelle.

Ce qui est remarquable dans l’évangile d’aujourd’hui, c’est le désir même de Jésus d’être baptisé et de mettre le feu sur la terre. Que veut-il dire ? Serait-il par exemple pyromane ? Non, J ésus veut en fait bien partager sa bonne nouvelle : le baptême et le feu. Le baptême dont parle Jésus correspond en réalité à sa mort victorieuse, c’est-à-dire à sa passion d’amour pour toute l’humanité jusqu’à mourir et ressusciter pour tous. [On peut donc comprendre que ce baptême est l'Engagement suprême]. Et le feu dont parle aussi Jésus désigne son Esprit d’Amour, son Esprit de feu. Il voudrait tellement que son Esprit change nos vies et la vie du monde ! Cet Esprit de feu est aussi désigné par la 2e lecture comme l’Esprit qui fait l’unité. Seul l’Esprit Saint peut en effet nous transformer suffisamment pour faire de chacun de nous des hommes et des femmes de bien et de paix. [Faire en sorte que le sacrement de la confirmation soit revalorisé est ainsi devenu aujourd'hui une mission urgente].

 

Le but de la vie chrétienne disait un moine, c’est finalement d’acquérir pleinement l’Esprit Saint. St François d’Assise écrivait à ses frères franciscains : « Que les frères considèrent qu’ils doivent PAR-DESSUS TOUT souhaiter d’avoir l’Esprit du Seigneur et de le laisser agir en eux ». C’est également ce que je nous souhaite à nous tous, y compris bien sûr à Jean, Tino et Marceau.   AMEN

 

Publié dans HOMELIES ANNEE C

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