HOMELIE 25e DIMANCHE TO C BILLIERS ARZAL 2010

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

Jésus se fait aujourd’hui Maître d’école, éducateur de notre esprit et de notre conscience.

Jésus dénonce le mal qui peut régner dans notre esprit, mais dans certains comportements mauvais, il sait reconnaître ce qui reste positif.

Ce que Jésus admire ainsi, à travers la parabole qu’il a raconté, c’est l’habileté dont a fait preuve un gérant malhonnête. La bible nous parle parfois du diable comme quelqu’un de « malin ». On dit ainsi parfois de quelqu’un de rusé : « il est malin comme un singe ». En tout cas, Jésus a appelé ses disciples à devenir « rusé comme des serpents », mais tout en restant purs comme des colombes. Jésus appelle ses disciples à faire grandir notre intelligence pratique ou conscience morale, par des livres, notamment la sainte Ecriture méditée, mais aussi par des connaissances pratiques et expérimentées. Cette sagesse pratique, les plus anciens peuvent la transmettre en partie aux plus jeunes.

En revanche, ce que Jésus dénonce dans la parabole de ce jour, c’est la perte de la conscience morale. Dans les affaires de comptabilité, par exemple, pour reprendre le thème de la parabole, il est facile de se transformer en voleurs, ou de se laisser dominer par les questions d’argent. Or, si l’argent est un bon serviteur, il restera toujours un mauvais maître. On se croit riche, alors que tout appartient à Dieu et que les richesses doivent être finalement partagées entre tous les hommes. Ne serait-ce qu’à nos héritiers au jour de notre mort. Evidemment, pas n’importe comment, mais avec habileté. Par ailleurs, on dit : « Qui vole un œuf, vole un bœuf ». Si on n’apprend pas l’honnêteté dans les petites choses, on ne le sera pas dans les grandes.

cardinalnewman-1-.jpgLe pape Benoît XVI va béatifier (demain ou auj) le cardinal John Henry Newman, un homme de grande conscience, un homme qui a déclaré, avec un humour tout britannique : « Si je devais porter un toast, je lèverais mon verre à la conscience d’abord, puis au pape« 

Dieu nous parle en effet et d’abord par notre conscience, Il est présent à notre conscience. Vatican II l’a rappelé. Obéissons donc à notre conscience. Mais auparavant, précisait Newman, que notre conscience soit travaillée par « une sérieuse réflexion » et une profonde  prière, afin d’arriver à prendre de bonnes décisions, dans un esprit large et généreux. D’où l’importance, encore une fois, de faire des études, de dialoguer avec des personnes compétentes et de fréquenter les lieux de prière chrétienne dans l’écoute de la Parole de Dieu, la communion sainte aux sacrements de la grâce et sous la conduite de nos pasteurs légitimes.

AMEN

Publié dans HOMELIES ANNEE C

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