HOMELIE 26 dim du T.O. pour PENERF et MUZILLAC le 25.09.11

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

 

La Révélation de la bonté de Dieu se fait progressivement.

 

Le message d’Ezéchiel se décline en 4 leçons qui nous aident à progresser :

La premiere leçon qui est donnée avec cet extrait d’Ezéchiel que nous avons en 1ère lecture, c'est de comprendre que personne n'est jamais puni pour la faute d'un autre.

Plus tard, en particulier avec le livre de Job, on reconnaîtra qu'il n'y a pas de mesure automatique entre nos actions, bonnes ou mauvaises, et ce qui nous arrive de bon ou de mauvais... que les bons ne sont pas forcément récompensés et les méchants punis. On découvrira qu'on ne paie jamais rien, ni pour d'autres, ni pour soi-même... parce que Dieu ne punit jamais.
Plus tard encore, on découvrira que Dieu n'est pas la cause directe de tout ce qui nous arrive. Pour l'instant, avec Ezéchiel, on cesse d'accuser Dieu de nous faire payer les fautes de nos parents. C'est déjà un grand pas !

Deuxième leçon de ce texte : « si le méchant se détourne de sa méchanceté, s'il se met à pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Parce qu'il a ouvert les yeux, parce qu'il s'est détourné de ses fautes, il ne mourra pas, il vivra ». un avenir est toujours possible ; rien n'est jamais définitivement joué.

La troisième leçon de ce texte découle directement de la précédente : c'est un appel à la conversion. « Je ne prends pas plaisir à la mort de celui qui meurt... Revenez donc (dans le sens de « convertissez-vous») et vivez ! »

Quatrième leçon de ce texte : même dans le malheur, vivre au plein sens du terme, c'est-à-dire en union avec Dieu, est toujours possible. « La vraie vie, c'est l'intimité avec Dieu » et cela, c'est possible partout.

Alors, « convertissez-vous et vivez ! »Rassemblement du 17 09 2011 051

Là où nous pourrions probablement nous convertir, moi y compris, c’est dans cet appel de saint Paul :

« Estimez les autres supérieurs à vous-mêmes».

 

Curieuse phrase : est-ce que chacun de nous doit systématiquement se dévaloriser ? Sûrement pas : le but n'est certainement pas de faire des comparaisons de supériorité ou d'infériorité, c'est totalement contraire à la Bonne Nouvelle d'un Royaume qui ignore toute comptabilité! Le but n'est pas non plus de se regarder soi-même à la seule fin de s'humilier, même s’il nous est souvent nécessaire de faire une relecture de nos vies à la lumière de l’Evangile; la priorité, c'est de regarder l'autre avec comme une sorte d'a priori, un regard systématiquement admiratif. Et de regarder en lui, non pas ce qu'il a, mais ce qu'il est. Les différences physiques, culturelles, sociales, crèvent les yeux. Mais tout cela n'est que de l'avoir. Ce que Paul nous dit, c'est «chaque fois que vous rencontrez un autre baptisé, ne regardez que ce qu'il est » ; il est membre du Corps du Christ ... il est, lui aussi, le Temple de l'Esprit, il a sa vocation propre, différente de la mienne, indispensable au plan de Dieu, et sans mon admiration, sans mes encouragements, il ne pourra pas la remplir.

Ce que reproche Jésus aux autorités religieuses de son époque, c’est une espèce de suffisance qui permet de ne pas se remettre en question, tout en dépréciant les autres. Alors que les publicains et les prostituées, parce qu'ils se savaient pécheurs et qu'ils avaient très vif le sentiment de leur indignité, de leur pauvreté, étaient sans doute plus aptes à se convertir ; peut-être avaient-ils les oreilles et le coeur plus prêts à s'ouvrir.

Méfions-nous donc de toutes nos belles connaissances si c’est pour nous enfermer sur elles. Nous risquons de perdre de vue le plancher des vaches et la réalité pratique.

Remarquons que Jésus insiste dans cet évangile sur le mot « croire ». Or, les oreilles et le coeur ouverts, c'est le propre du croyant, même pour les plus érudits d’entre nous.

Cette semaine : Même s’il ne faut pas tomber dans la naïveté, essayons d’abord de regarder l'autre avec comme une sorte d'a priori, un regard systématiquement admiratif et encourageant.

Par ailleurs essayons de mieux faire coïncider nos belles paroles chrétiennes, nos belles prières et nos actes.

Publié dans HOMELIES ANNEE A

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article