HOMELIE 27 DIM TO A BIL ARZ 2011 à Billiers et Arzal

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

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Selon Isaïe, Dieu est en colère de voir sa vigne, c’est-à-dire hier le peuple d’Israël, aujourd’hui son Eglise, dévastée. A l’époque d’Isaïe, en effet, les juifs craignaient encore les fausses idoles. Isaïe veut leur signifier que la seule crainte à avoir est celle de Dieu. Jésus nous apprendra plus tard que la seule crainte qui soit sainte et fruit de l’Esprit Saint est celle de déplaire au Père de toute tendresse et de toute bonté.

L’Eglise ne ressemble-t-elle pas parfois à une vigne dévastée ? Il serait exagéré de l’affirmer car l’Eglise est cette vieille Dame de 2000 ans (après la Pentecôte) qui a encore de beaux restes ! Nous ne sommes pas encore morts ! Il n’empêche que, reconnaissons-le, nous ne portons pas assez de fruits.

C’est pourquoi il nous faut accueillir sérieusement cet appel que Dieu nous lance à la conversion au moyen de ces deux paraboles sur la vigne. Cette conversion n’est pas une inquiétude, mais une joie car nous savons qui est le Chemin, la Vie et la Vérité. Nous savons qu’il y aura la joie de pouvoir porter en nous les 9 fruits de l’Esprit Saint : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur et maîtrise de soi » (Ga 5, 22-23). Si nous ne portons pas ces fruits chaque jour, c’est très clair : il faut nous convertir à Jésus Christ très rapidement !

S’il faut nous convertir de toute urgence, en même temps il nous faut rester dans la paix. « Ne vous inquiétez de rien », nous lance saint Paul dans la 2e lecture.

Ce n'est pas de l'insouciance, c'est de la confiance, de la sérénité. « Ne sCHRIST-VIGNE-Vtoraya_polovina_XVIII_v__Ukraina.jpgoyez inquiets de rien »... puisque tout est déjà donné, il n'y a qu'à puiser : nous n'avons qu'à nous laisser emporter dans le torrent de la grâce. « Je vous le déclare : tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez reçu et cela vous sera accordé » (Mc 11, 24) ; prier, au fond, c'est se plonger dans le don de Dieu. Se laisser convertir, c’est se plonger dans l’amour prévenant de Dieu. Dieu nous porte dans sa main, dans la mesure où nous nous laissons porter et emporter par sa grâce offerte au jour de notre baptême et offerte pour chaque jour.

Un conseil ou plutôt une question toute simple : cela fait combien de temps que je n’ai pas eu la joie de rencontrer un prêtre pour recevoir le pardon de mes péchés ?

Publié dans HOMELIES ANNEE A

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