HOMELIE 27 DIM TO C 2010 LE GUERNO NOYAL-MUZILLAC

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac


Frères et sœurs, êtes-vous fidèles, sommes-nous fidèles ?

Oui, vous êtes fidèles au Christ, des fidèles laïcs.

 

1. La première lecture faisait mention des difficultés que les croyants sont appelés à traverser.    Parfois, nous aussi, nous vivons de grandes difficultés, pour de multiples raisons. Nous pouvons, par exemple, éprouver de la désespérance, ne pas trouver de sens à notre vie. La meilleure solution pour surmonter les ténèbres de la vie, selon la 1ère lecture, est la fidélité. « Le juste vivra par sa fidélité ». Personnellement, j’ai toujours aimé ce mot. J’ai toujours essayé moi-même de rester fidèle, même si je reste pécheur. La fidélité rime, pour moi, avec foi, confiance et patience. J’aime bien aussi ce propos du théologien Xavier Thévenot qui définissait la fidélité comme une « créativité qui a de la mémoire ». La fidélité n’oublie pas le passé, mais reste active et même créative dans le présent.

 

2.    La deuxième lecture, de saint Paul alors qu'il est en prison, nous invite également à la fidélité. Fidélité, par ex, au don reçu lors de l’imposition des mains. Quand, nous-mêmes, avons reçu l’Imposition des Mains ? Au jour de notre baptême, de notre confirmation, du sacrement du pardon, éventuellement lors des sacrements du mariage ou de l’onction des malades. Là nous avons reçu un « Esprit de force, d’amour et de raison ». Fidélité aussi au Seigneur lui-même et « à l’annonce de l’Evangile ». Fidélité à l’enseignement solide des apôtres, à l’Evangile. Nous en sommes responsables.

 

3.    L’Evangile commence par nous parler de l’importance de la foi. La racine du mot « fidélité » est le mot « fides », cad la foi.

L’Evangile nous parle ensuite de l’importance aussi d’accomplir, par fidélité, son « devoir ». Les écoliers savent ce que c’est que de « faire ses devoirs ». Accomplir son devoir, c’est, selon l’origine latine du mot, rembourser sa dette. A qui devons-nous le plus ? En général, à nos parents. Mais pour nous chrétiens, à Dieu et à son Fils Jésus. C’est un devoir du cœur que de rendre de l’affection à nos parents, mais surtout et d’abord à Dieu et à son Fils qui nous ont donné la vie, et même la vie éternelle et divine.

mere-yvonne-aimee-de-Malestroit.jpgMère-Yvonne Aimée de Malestroit, que le général de Gaulle a décoré pour faits d’héroïsme pendant la guerre pour avoir caché des parachutistes anglais, expliquait qu’elle n’avait fait que remplir son "devoir de charité". Tout ce que nous avons reçu de bon, de bien, de vrai, nous n’en sommes en effet que les bénéficiaires, et même nos mérites sont au fond des dons de la grâce de Dieu.

 

En conclusion, je dirais que l’on devrait tous mériter ce nom de « fidèle » que l’on donne parfois aux chrétiens. Fidèles à notre baptême, au don de la grâce qui se manifeste au plus haut point dans l’Eucharistie. Fidèles au Seigneur dans le temps ordinaires de nos activités et même dans nos difficultés.

Publié dans HOMELIES ANNEE C

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