HOMELIE 28 DIM TO A 2011 PENERF AMBON MUZILLAC

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

Le dimanche, les familles aiment bien se retrouver autour de la même table pour partager un bon repas. Cela renforce l’esprit familial. Un jour, le dernier jour du monde, le Seigneur nous rassemblera tous dans son Royaume, c’est ce que nous a expliqué Isaïe dans la première lecture. Après notre mort, après que la mort sera définitivement vaincue, nous nous retrouverons tous comme à un immense repas de mariage dans le Ciel, le paradis. En attendant ce grand Jour, chaque premier jour de la semaine, les chrétiens sont invités par le Christ et son Eglise à se réunir autour de la même table. Cette table, la voici : c’est l’autel. Là, Jésus ressuscité nous donne la nourriture spirituelle dont nous avons besoin pour garder la joie, l’amour, la foi et l’espérance dans nos cœurs, pour faire mémoire de Lui.Rassemblement du 17 09 2011 132

Mais, contrairement à Saint Paul, nous ne savons plus vivre de peu. Nous nous sommes enrichis et sommes en même temps distraits par de multiples préoccupations. Du coup, paradoxalement, nos rassemblements du dimanche font pâle figure, dans nos pays occidentaux.

Or, dans la parabole, Jésus nous explique bien ce qui se passe auj dans nos églises : l’amour a fait les premiers pas, l’amour a préparé la noce, mais les invités ne viennent pas. En fait, ils ne s’en montraient pas dignes. Alors les places qui se vident sont offertes peu à peu à ceux que l’on n’attendait pas : bons ou mauvais, tous ceux qui ne sont pas encore rassasiés, tous ceux qui n’ont pas une vie trop remplie, tous ceux qui ont faim et soif de justice, tous ceux qui désirent connaître Dieu et son Amour, son Fils, sa miséricorde… Tous ceux-là que l’on trouve aujourd’hui plus dans les pays pauvres revêtent, au jour de leur baptême, le vêtement de noces. Leur cœur est pur, il est prêt pour la Rencontre.

Alors, faut-il une crise financière gigantesque pour rappeler aux baptisés eux-mêmes où se trouvent les vraies valeurs, les vraies priorités, non pas dans la seule possession d’une santé plus que parfaite, d’une maison sans pareil, de lingots d’or, d’actions en bourse, dans les moyens technologiques les plus sophistiqués : les IPAD, les IPhone et autres « faces de bouc », dans le monde virtuel d’internet ou les jeux vidéos ? Non, la vraie vie se trouve d’abord dans la rencontre simple, régulière, fidèle, ordinaire, sans grand moyens techniques, sans grande publicité, des uns et des autres, de nos voisins, de nos frères chrétiens, dans la rencontre de celui qui nous a créés et sauvés. Nos messes du dimanche ne sont peut-être pas attirantes, spectaculaires, extraordinaires, elles ne font sans doute pas le poids dans la course effrénée des plus beaux spectacles télévisés, mais elles nous offrent tout simplement ce qu’il y a de plus précieux et qui ne s’achètent pas : l’amour de Dieu en Jésus-Christ et l’amour de nos frères. Et cet amour qui vient de Dieu peut changer notre monde en plus de fraternité, d’accueil… Il a une très grande puissance, ne le mésestimons pas.

Photo0711Un mot sur le vêtement de noces : Selon un prédicateur (P.Robert Scholtus) : « Revêtir l’habit des noces, dans l’imagerie biblique, c’est accepter avec joie et reconnaissance d’être un invité à qui rien n’est dû, à qui tout est donné. C’est honorer le projet de Dieu en y participant activement par une vie juste et généreuse, c’est anticiper en quelque sorte, dans les soucis, les épreuves et les déchirements, la fête sans fin que le Ressuscité a inaugurée ».

« Les serviteurs, raconte aussi Jésus, allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives ».

Sommes-nous de ces serviteurs qui invitons ? Sommes-nous de ces convives à la table grande ouverte du Seigneur au moins chaque dimanche ? Avons-nous revêtus l’habit de noces, cad sommes-nous revêtus des sentiments du Christ Jésus ? Serons-nous actifs à vivre l’évangile de Jésus, chaque jour, dans la simplicité ?

AMEN

Publié dans HOMELIES ANNEE A

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