HOMELIE 3 DIM CAREME C ARZ MUZ 2010

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

Dieu se révèle à Moïse dans un buisson ardent.

Le feu symbolise donc la présence de Dieu.
 
Jésus dira un jour combien il désirait que ce feu soit allumé

sur la terre.

Ce feu est celui de l’Esprit Saint qui est l’Amour en

personne
.

Quant à St Paul, dans le deuxième lecture, il voit dans l’histoire de l’Exode une préfiguration de ce que nous sommes appelés à vivre aujourd’hui : non pas des récriminations inutiles, mais une conversion commune et personnelle du fond du cœur.

Précisons ici que se convertir signifie se tourner vers Dieu et son royaume, vers le Fils de Dieu, Jésus. Cela est possible non d’abord par nos mérites, mais par la grâce de Dieu.

Enfin, à l’occasion de massacres et de catastrophes, Jésus appelle ses disciples à l’urgence d’une conversion non pas formelle et extérieure, mais radicale, à la racine la plus profonde de nos vies, là où il est possible de bêcher et de mettre du fumier pour que nous portions un fruit qui demeure. Car Dieu est infiniment patient et miséricordieux avec chacun de nous. Il a toute l’éternité devant lui. Il nous faut en effet nous enraciner dans la terre labourée et le fumier qui symbolisent la mort de Jésus pour vivre de sa Résurrection. Le plus beau des fruits que l’on peut alors escompter est l’amour qui donne vie. Mais les fruits de l’Esprit Saint sont nombreux. La vie qui est don de Dieu est surabondante.

Aujourd’hui

Il faudrait se poser des questions nous aussi sur notre capacité à porter du fruit. Avoir ce courage de se remettre personnellement en cause, mais aussi en communauté. Est-ce que notre communauté rayonne vraiment ou est-ce qu’elle a tendance à se replier sur elle-même ?

Il faudrait se poser courageusement la question de notre relation à Jésus Christ. Sommes-nous vraiment de ses disciples ? Connaissons-nous ses commandements ? Ou sommes-nous des disciples de notre propre volonté de puissance ?

Viennent le temps des célébrations pénitentielles et des confessions. Cela demande un effort d’aller à une célébration et encore plus d’aller se confesser à un prêtre.

Mais il nous faut bêcher parfois dur, il faut souffrir un peu comme le savent bien les femmes pour être beaux et belles. Il nous faut surtout travailler notre confiance en Dieu.

Par la confiance, nous pouvons alors comprendre que la vie chrétienne ce n’est pas de l’assistanat, c’est de la participation à l’action même de Dieu. Une participation pleine, consciente et active comme nous l’a rappelé le concile Vatican II. Avec la grâce de Dieu, prenons notre vie et notre communauté chrétienne en main, non pas à moitié ou selon nos envies du moment, mais comme des adultes pleinement responsables.

 

Publié dans HOMELIES ANNEE C

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