HOMELIE 3 DIMANCHE CAREME C BILLIERS NOYAL-MUZILLAC AMBON 2013

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

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Avez-vous remarqué que les textes de ce jour nous parlent de deux plantes : un Buisson et un figuier ? Ces images nous renvoient à la question : Quelle fécondité, quelle efficacité dans nos vies ? Car un buisson peut-il brûler sans se consumer ? Un figuier peut-il ne pas porter de fruit ? L'arbre de la Croix de Jésus peut-il porter des fruits ?

 

Dans le buisson, Dieu révèle ainsi à Moïse son Nom : « Je suis ». La première découverte que Moïse a faite au Sinaï, c'est donc cette Présence intense de Dieu au coeur de la détresse des hommes. Car la vie des hommes ressemble souvent à un buisson mal taillé ou à un figuier improductif. Heureusement, Moïse aura retenu pour toujours cette révélation surprenante du Seigneur dans le buisson ardent : « J'ai vu, (dit Dieu) oui, vraiment, j'ai vu la misère de mon peuple qui est en Egypte, et j'ai entendu ses cris sous les coups des chefs de corvée. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer... » « Vraiment j'ai vu, oui, j'ai vu », dit le Seigneur, la misère de mon peuple en Egypte.

 

Cette misère continue aujourd’hui, il y a la misère économique, il y a la misère morale mais il y a plus profondément la misère spirituelle. Il y a même de la misère dans l’Eglise. Il est temps que le prochain pape choisi par les cardinaux et l’Esprit Saint entame une nouvelle réforme de l’Eglise.

 

 

 

En attendant cette réforme qui viendra bien un jour -il nous faut prier pour cela-  l’évangile nous rappelle l’urgence de notre propre conversion. Car on aurait beau récriminer contre notre époque, contre notre Eglise ou contre Dieu, pleurnicher n’avancera pas à grand-chose. Il vaut mieux commencer maintenant à retourner la terre et à mettre de l’engrais autour de nos figuiers respectifs. Sans perdre de temps, il vaut mieux avancer à notre petite mesure et boire au Rocher où la Source de l’Amour de Dieu peut seule nous désaltérer. Aujourd’hui nous puisons l’Amour de l’Esprit Saint dans l’écoute de la Parole de Dieu et dans les sacrements, notamment ceux de l’Eucharistie et du pardon.

 

En effet, comme l’explique en quelque sorte Jésus dans l’évangile de ce jour, Dieu ne peut pas empêcher toutes les catastrophes et la catastrophe de notre propre mort nous guette, n’importe comment. Mais, avant cette catastrophe ultime, le Seigneur nous propose de vivre dans son Amour par la conversion que chacun peut décider pour lui-même. Ce simple retournement de nos cœurs vers Dieu et son Fils Jésus-Christ peut changer la face du monde et de notre Eglise, il nous sauve même de la mort éternelle, il transforme la catastrophe de notre mort en une rencontre avec Dieu ! Sans la présence de Dieu dans nos vies, sans sa miséricorde et sa patience, en Jésus Christ, nous ne sommes en effet rien, notre vie tombe inexorablement en ruine.

 

Alors convertissons-nous, faisons confiance en l’infinie tendresse de Dieu et croyons à la Bonne nouvelle !

 

AMEN

 

Publié dans HOMELIES ANNEE C

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