HOMELIE 3e DIMANCHE TO A ARZAL DAMGAN LE GUERNO 2014

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

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Le Christ est-il divisé ? » Telle est la question que pose Paul dans la 2e lecture, question qui sert de thème à la SPUC (Semaine de prière pour l'unité des chrétiens) de cette année. Le concile Vatican II a fait des réunions de prière pour l’unité un « devoir sacré » auquel aucun catholique digne de ce nom ne peut échapper. (Demain ou cet après-midi) la première des deux réunions sera proposée à 15h chez nos frères protestants. Les divisions existent certes entre grandes confessions chrétiennes, mais elles existent déjà entre de nombreux catholiques. Qu’il est difficile de réunir aujourd’hui des catholiques ! Sauf une minorité, chacun croit avoir raison, chacun se dit blessé par les autres, chacun se fait sa petite religion ou sa non religion. [Voir le dernier sondage : 67% des Français ne croient pas en Dieu alors que 56% d'entre eux se disent catholiques]. Comment faire ? Je vous propose d'emprunter trois chemins :

 

1°) Premier chemin que j'aperçois immédiatement : la messe dominicale. Je dirais que chaque messe dominicale qui est finalement la prière du Christ est déjà une prière pour l’unité. L’unité parfaite est en effet le but de toute prière chrétienne. « Soyez en parfaite harmonie de pensées et de sentiments », nous demande par exemple St Paul dans la 2e lecture. Mais, attention, unité ne veut pas dire uniformité. La diversité des âges, des histoires, des références est tout à fait légitime et heureuse. Le tout est de vivre cette diversité dans l’harmonie et la symphonie, dans la communion. Et là c’est le travail de l’Esprit Saint. « L’unité de l’Esprit Saint harmonise toutes les diversités » (Pape François). Quand nous communions nous accueillons l’Esprit Saint. Même si nous ne pouvions pas communier à l’Eucharistie, rien ne nous empêche de communier à l’Esprit Saint. Autrement dit c’est Dieu qui par Le Christ et dans son Esprit fait l’unité.

 

2) Deuxième chemin que j'aperçois: le Chemin, c'est-à-dire le Christ tel qu'il se présente à nous en dans cette liturgie dominicale. Selon l’évangile de ce jour, nous voyons ainsi que Jésus a commencé son ministère pour l’unité pendant sa vie terrestre, aux périphéries, assez loin de Jérusalem (la capitale) en Galilée. Cette région est en même temps un carrefour des païens, porte ouverte vers le monde entier. Là, c’est un tournant décisif dans sa vie, Jésus commence à prêcher la proximité du Royaume de Dieu. Or ce Royaume c’est là où tous les hommes se réunissent en Dieu. Pour cette annonce, Jésus veut se faire aider, il appelle les premiers apôtres. Voilà donc une deuxième condition pour arriver à l’unité : c’est accepter l’appel que Jésus nous lance à le suivre sur son chemin. Car Jésus ne cesse de nous appeler à le suivre. Et il le fait par tous les chrétiens qui suivent déjà Jésus (par exemple, nos parents).

 

3) Troisième et dernier chemin pour aboutir à l’unité des chrétiens, c’est l’humilité. C’est oser penser que nous ne sommes pas meilleurs que les autres, que les autres ont leur raison que je ne connais pas, que j’ai besoin des autres, que si je suis blessé(e) je ne suis pas le (la) seul(e) dans ce cas... La tentation reste en effet toujours de croire que nous sommes indispensables et autosuffisants et que nous n’avons pas besoin des autres. Il y a aussi la tentation d’aimer son lointain en oubliant d’aimer son prochain. Or la voie vers Dieu et son « unité toute puissante d'Amour » passe par le voisin qui est le frère dans notre communauté. Ainsi Jésus a commencé par évangéliser non pas d’abord le monde entier, ni même la capitale de son pays, il a commencé par la région qu’il connaissait le mieux au monde : sa propre région.

 

Voilà donc trois chemins pour retrouver l'unité de nos vies en Dieu : la prière chrétienne, la réponse à l'appel de Jésus et l'humilité en Eglise. Puissions-nous emprunter très souvent ces chemins !

Publié dans HOMELIES ANNEE A

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