HOMELIE du 31 DIMANCHE TO B BILLIERS ARZAL AMBON 2012

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

 

Dans la 1ère lecture, il est question d’une Profession de foi magnifique le « Shema Israël » qui équivaut chez les chrétiens à la prière du « Notre Père ». Le mot "Israël" désigne d’abord un homme –Jacob- qui a combattu Dieu. Il désigne ensuite tout un peuple, dur d’oreille, que les prophètes appellent sans cesse à « écouter ». Remarquons ici que nous aussi, chrétiens, nous avons du mal à nous écouter les uns les autres, et surtout à écouter la Parole de Dieu qui donne pourtant le sens de notre vie. Reconnaissons aussi que nous n’apprenons pas suffisamment à nos jeunes à écouter. Nous avons tendance à préférer les bruits de nos machines et à nous enfermer dans nos propres pensées…. Alors : « Shema Israël ! »

Le psaume responsorial est celui du psaume le plus long, c’est le psaume 118 dont nous venons d’entendre un tout petit extrait. Ce psaume, qui est composé de cent soixante-seize versets, répartis en vingt-deux strophes de huit versets,. est entièrement consacré à la Loi de Dieu. C’est une litanie en l'honneur de la Loi !   En donnant sa Loi, Dieu donne en quelque sorte le mode d'emploi de notre liberté. La Loi est donc l'expression de l'amour de Dieu pour son peuple. Les lois actuelles de l’Eglise sont à comprendre exactement dans le même sens. Mais connaissons-nous encore les commandements de Dieu et de l’Eglise ? Nous les trouvons dans le Catéchisme de l'Eglise catholique….

Jésus les résume dans l’évangile de ce jour. Il reprend le Shema Israël et y adjoint un extrait du Lévitique sur le commandement de l’amour du prochain. Du Shema Israël, Jésus retient précisément deux commandements, (1) celui de l’écoute et (2) celui de l’amour de Dieu. L'amour peut-il se commander ? L'élan, le sentiment, le coup de foudre, non, mais la fidélité, oui et c'est de cela qu'il est question ici : faire de l'amour une loi, c'est relativiser toute autre loi : désormais, la loi, quelle qu'elle soit, est au service de l'amour de Dieu, elle ne peut le remplacer. En avons-nous bien conscience ?

Dans ce chapitre 12 de saint Marc, Jésus est à Jérusalem pour y vivre sa Passion. Il se trouve en butte avec les autorités religieuses. Seul un scribe dont il est question dans notre évangile arrive à s’entendre avec Jésus. Remarquons que Jésus déclare qu’il « est tout près du Royaume ». Cela signifie comme en creux qu’il lui reste à découvrir que Jésus est lui-même, en personne, ce Royaume ! Jésus est en effet venu sur terre pour vivre en sa propre personne ces deux amours inséparables, celui de Dieu, celui des autres sans exception aucune ; enfin, il vient –encore aujourd’hui- nous en rendre capables en nous donnant son Esprit Saint: « A ceci, tous vous reconnaîtront pour mes disciples: à l'amour que vous aurez les uns pour les autres. » (Jn 13, 35). Jésus vient en fait de donner au scribe la plus belle définition du Royaume : le Royaume, c'est là où l'amour est roi, l'amour de Dieu nourrissant l'amour des autres. Le Christ est justement, en personne, le « Royaume » de ce plus grand Amour qui nourrit l’amour des chrétiens, aujourd’hui dans les sacrements et l’écoute de sa Parole.

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Cette semaine, je vous propose de réfléchir, seul ou en famille, à partir des croix de nos maisons à cet Amour de Dieu (ligne verticale) qui rejoint la ligne horizontale, cad qui nourrit l’amour du prochain. Dans la foi, émerveillons-nous de voir qu’à la jonction des deux lignes, se trouvent le Corps du Christ et son Esprit Saint offerts. Et essayons surtout de mettre en pratique cet Amour !

AMEN

Publié dans HOMELIES ANNEE B

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