Homélie du Pardon de ste Julitte à Ambon (13 dim du t.o. année B)

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

Petite vie de St Cyr et sainte Julitte

 

C'est une belle légende qui accompagne leur vie. Le juge Alexandre, qui vivait à Tarse, aimait à condamner les chrétiens. Saint Cyr avait à peine cinq ans lorsqu'il se faufila dans le tribunal en criant: "Moi aussi, je suis chrétien." Il courait dans les salles du tribunal et personne ne pouvait le rattraper. Il fallut plus d'une demi-heure pour que le juge mette la main dessus ! Devant les exclamations de l'enfant, il lui fracassa la tête contre un mur… Sainte Julitte ou Julienne, la mère de saint Cyr, fut également martyrisée.

 

Leur culte se répandit en Gaule. Le nom de sainte Julitte est ainsi donné à la mère de saint Patern, le premier évêque de notre diocèse, et l'un des 7 saints fondateurs de l'Eglise en Bretagne. Quand les premiers Bretons sont arrivés à Ambon au Ve siècle, peut-être ont-ils été bien accueillis par Patern, peut-être ont-ils voulu honorer sa mère ?

 

En tout cas, Saint Cyr et Sainte Julitte sont aussi les saints patrons de la paroisse de Molac en Morbihan. Il y a aussi une chapelle Sainte Julitte à Tréffléan (56). Des fontaines en leur honneur, dans ses paroisses, sont réputées pour aider les enfants à marcher. 

 

 

HOMELIE  13 DIM TO B   STE JULITTE  2012

Dieu n’a pas fait la mort (1ère lecture). Dieu n’a pas créé l’inégalité (2e lecture). Dieu ne veut pas que nous soyons persécutés comme l’ont été saint Cyr et sainte Julitte. Alors qui est Dieu (voir le vitrail de la chapelle "Qui es-tu Seigneur?") ? Photo1244 

 

Nous venons d’entendre deux récits de guérison imbriqués l’un dans l’autre. Dans l’AT, il y avait déjà des récits de guérison opérés par les prophètes Elie et Elisée. Ces guérisons étaient accompagnées d’une prière. Or, avec Jésus, ce n’est justement pas la peine de faire appel à Dieu, puisque Jésus est justement le Seigneur ! St Marc connaît en effet par coeur les exemples très célèbres de guérison dans l’AT; et il manifeste la puissance directe de Jésus en personne sur la maladie et la mort : « Ne crains pas, crois seulement », dit Jésus à Jaïre, et aux autres : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L'enfant n'est pas morte : elle dort. » De cette manière Marc entend bien nous dire que Jésus lui-même est vraiment le Seigneur de la vie ; désormais nous savons que la mort est un sommeil dont Jésus Lui-même peut nous réveiller.

Talitha koum

C'est à toute l'humanité qu'un jour le Sauveur dira : « Talitha koum », ce qui signifie « Jeune fille, lève-toi ! » Nous en avons déjà un avant-goût dans le Baptême ; Marc connaissait-il déjà ce chant baptismal des premières communautés, rapporté par la lettre aux Ephésiens : « Eveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera. » (Ep 5, 14) ?

 

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Nous aussi sommes invités par Jésus à nous relever, à nous réveiller, à témoigner fièrement de notre foi, à éduquer les enfants de nos familles dans l’estime et l’amour de notre foi chrétienne, à les initier à la culture de notre région, à leur faire connaître la vraie liberté. A nous les adultes de donner l’exemple à notre jeunesse, tout comme ceux qui ont restauré cette chapelle, pour que nos jeunes sachent marcher humblement aux côtés de notre Seigneur.   AMEN

 

Publié dans HOMELIES ANNEE B

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