HOMELIE EPIPHANIE 2011 BILLIERS LE GUERNO NOYAL-MUZILLAC

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

%C3%89piphanie+Hirson L’Epiphanie est une fête populaire, avec ses fameuses galettes à la frangipane, ses fèves et ses couronnes. En fait, l’élection d’un roi par mode d’amusement date de l’Antiquité romaine, de la fête des Saturnales. Il s’agissait d’inverser les rôles d’autorité.

L’identification entre cette fête païenne et la fête chrétienne de l’épiphanie fut judicieuse. Car en faisant naître son Fils unique dans une crèche de Bethléem, Dieu a lui aussi inverser les rôles. Au point que le redoutable roi Hérode, constructeur du nouveau et magnifique Temple de Jérusalem, prit peur de la naissance d’un tout petit enfant. Par ailleurs, si on entend parfois certains mépriser les fêtes chrétiennes car elles s’appuient souvent sur des fêtes païennes, n’oublions pas que Dieu est présent à tout homme, et que tout homme de bonne volonté, fut-il païen, est capable de s’inspirer, sans même le savoir, de la Vérité de Dieu. Comme le rappelle notre pape Benoît XVI dans le message pour la Paix de ce 1er janvier, « selon une expression souvent utilisée par saint Thomas d'Aquin, "toute vérité, qui que ce soit qui la dise, vient de l'Esprit Saint". » L’Eglise a toujours admiré les mages, représentants les nations païennes. Elle a essayé de s’inculturer à ce qu’il y avait de meilleur dans ces nations païennes, en purifiant par l’Evangile ce qu’il y avait de moins bon, voire de mauvais. Pendant les 1500 ans de la chrétienté inaugurée par l’empereur romain Constantin et qui, à mon avis, s’est terminée avec le concile Vatican II, les rois et autre empereurs étaient sensés se comporter comme ces mages, en responsables soumis au Christ Roi. C’était le temps où le pape portait lui-même une tiare ou triple couronne. Cette chrétienté a connu ses heures de gloire mais aussi beaucoup de difficultés et de contre-témoignages. Aujourd’hui, l’Eglise catholique reconnaît très heureusement la liberté religieuse, comme aux premiers temps de l’Eglise. C’est l’objet du message de notre pape en ce 1er janvier, car elle est souvent mise à mal. Cette liberté nous rend comme chrétiens beaucoup plus fragiles, mais il nous faut avoir le courage de notre foi et savoir prendre nos responsabilités. En ces temps difficiles pour la foi chrétienne, sachons rester solidaires entre chrétiens, tout en restant accueillant à tout homme, surtout les moins chanceux.

Publié dans HOMELIES ANNEE A

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