HOMELIE STE MARIE MERE DE DIEU, 01.01.2012

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

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Ce n’est qu’au Ve siècle, que le concile œcuménique d’Ephèse proclame Marie "Theotokos", c'est-à-dire "Mère de Dieu", pour confesser d’abord que Celui qui est né d’elle est bien son Seigneur et son Dieu. Car, à cette époque, il s’agit de bien parler du Christ.

Rappelons-nous : Marie est à la base une jeune fille toute simple, dans l’inconnu de Nazareth, village sans renom.

Elle a été choisie par Dieu pour devenir la mère de son propre Fils. Elle a consenti sans réserve à cet appel.

Elle se dit la servante du Seigneur. A Cana, elle amène les servants à son fils, à écouter sa parole en y obéissant pleinement. Elle ne cesse de servir la vie de l’Eglise.

Elle a partagé les joies et les peines de la maternité jusqu’au pied de la croix. Elle nous apprend que nous ne pouvons pas faire l’économie des douleurs de la Passion pour enfanter en nous le Fils ressuscité de Dieu. Nous sommes en effet fils dans le Fils par le baptême.

Marie doit renoncer à posséder celui qui est le Fils de Dieu, pour l’accueillir tel qu’Il est. Elle ne cesse de donner son Fils à toute l’humanité, depuis notamment l’événement de la croix.

Au-delà incompréhension et angoisses, sa foi au Christ n’a cessé de grandir. Elle a appris par exemple de la bouche des bergers que son Fils est le sauveur d’Israël.

Elle a besoin d’intérioriser tout ce qu’elle entend sur son Fils. C’est pourquoi, la bible nous invite à voir en elle celle qui médite dans son cœur tout ce qui arrive, tout ce qui est dit d’extraordinaire sur Jésus.

L’Eglise nous invite à voir également en elle une disciple appelée à découvrir sans cesse le Christ, elle qui est pourtant sa propre mère !

Selon les évangiles, Jésus nomme son Père "ABBA" (cf 2e lecture), mais il n’appelle pas sa propre mère « maman ou mère », mais « femme », comme pour faire sortir Marie de son seul rôle de maternité physique. Marie est en effet et d’abord créature de Dieu, fille de Dieu.

Enfin, Marie ne cesse -encore aujourd’hui- de se décentrer et de nous tourner toujours vers son Fils.

Il y a presque 50 ans, la figure de Marie a été comprise par le concile Vatican II dans le mystère du Christ et de l’Eglise. Elle est associée au Christ et demeure son humble servante. Elle est l’image de l’Eglise, le membre le plus éminent, plus importante autrement dit que saint Pierre et tous les papes réunis. Elle joue toujours un rôle maternel. Elle est mère des disciples. Mère des croyants. Elle intercède pour nous.

En ce sens, le pape Paul VI a tenu à proclamer Marie, sans en faire un nouveau dogme, « Mère de l’Eglise, cad de tout le peuple de Dieu aussi bien des fidèles que des pasteurs ».

Nous aussi sommes appelés à devenir en quelque sorte humblement « mère, frère ou soeur de Jésus »,  en écoutant la Parole de Dieu, en la gardant dans notre coeur et en accomplissant la volonté de Dieu. Alors, pour cette semaine, puissions-nous :

-        Progresser dans la foi.

-        Devenir disciple.

-        Méditer dans le profond de nos cœurs l’action de Dieu pour en témoigner tout au long de cette nouvelle année que je vous souhaite la plus sainte et heureuse possible.

Publié dans HOMELIES ANNEE B

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