POLEMIQUE AUTOUR DE LA FIGURE DE PIE XII

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

Il est inutile d'ignorer cette polémique vieille de presque 50 ans, réveillée par la signature de Benoît XVI d'un décret sur l'héroïcité des vertus du pape Pie XII. On a le droit de penser que l'attitude de Pie XII était mauvaise, mais on a aussi le droit de penser le contraire. D'autant que les preuves et témoignages abondent en grande majorité dans ce sens. Nous espérons avec nos frères Juifs, que les archives vaticanes sur cette époque seront rapidement ouvertes aux chercheurs qualifiés.
Voir le site d'historiens et journalistes consacré à Pie XII :
link  (cliquer dessus)

PieXII-accueille ses invites



Eric ZEMOUR, sur RTL, résume très bien les choses.

Publié dans REFLEXION

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Secteur pastoral de Muzillac 08/01/2010 01:24


Voici ce que disait le RP ALBY en 1941, sur la BBC dans le cadre des émissions « un aumônier des Forces françaises libres vous parle » à propos du « silence de Pie XII » (Extrait du livre « Un
aumônier des Forces Françaises Libres vous parle… à l’écoute de Léon Trentesaux, prêtre », par Elisabeth BOURGOIS (P75)
(Edition privée)

Emission radiophonique
« Le silence du Pape, Pie XII » par le Père ALBY – 1941

On entend bien souvent des Français ou des Anglais poser la question « Pourquoi le Pape ne dit-il rien ? Pourquoi ne condamne-t-il pas les atrocités hitlériennes ? Pourquoi ne reconnaît-il pas la
justice en notre cause ? »
Ces objections, nées d’un patriotisme parfaitement légitime, proviennent en partie de la méconnaissance de deux réalités : la première est la situation actuelle du Pape et le plan sur lequel il
agit ; la seconde, est que le silence du Pape est loin d’être aussi complet qu’on le pense généralement.
Réfléchissons d’abord à la situation où se trouve le Pape actuellement : il est le Père commun de tous les chrétiens catholiques. Or dans le conflit actuel, il a à peu près autant de fidèles de
chaque côté du front. En face des catholiques italiens et allemands, il y a les catholiques polonais, français, hollandais, anglais, canadiens. Les effectifs sont de part et d’autre du même ordre
de grandeur. Ce seul fait rend la position du Pape extrêmement délicate. On objecte qu’un père de famille qui voit la moitié de ses enfants se battre contre l’autre, peut tout de même dire que les
uns ont raison et les autres, tort.
A cela, il faut répondre que l’action du Pape est avant tout une action religieuse. La politique n’y intervient qu’à titre accessoire et indirecte et une expérience séculaire a enseigné aux chefs
de l’Eglise à conserver la plus prudente réserve dans les questions de pure politique. Il est rare qu’une cause, même juste dans l’ensemble, soit absolument pure et sans mélange d’intérêts
égoïstes, et le Pape peut difficilement mettre tout le poids de son autorité morale dans un des plateaux de la balance, sans risquer de compromettre l’indépendance de son autorité spirituelle.
Cette réserve obligatoire du Saint Siège doit nous rendre d’autant plus attentifs aux paroles que le Pape a réellement prononcées et qui sont toutes, croyons le bien, soigneusement pesées.
Même ses silences ont une signification éloquente. Or le Pape a élevé la voix au milieu du conflit actuel plus qu’on ne le croit généralement.
1- dans sa première encyclique « Summi Pontificatus » du 20 octobre 1939, le Saint Père condamne un certain nombre d’erreurs, parmi lesquelles on reconnaît surtout des doctrines spécifiquement
nazies : ainsi le Pape proclame « l’égalité de la nature raisonnable chez tous les hommes », ceci évidemment contre le racisme. Il condamne la déification de l’Etat ; « ces théories qui élèvent
l’Etat à la dignité de fin ultime de la vie et d’arbitre souverain de l’ordre moral et juridique », erreur dans laquelle les nazis sont tombés plus que personne.
Il réclame le « respect des droits de chaque peuple à l’indépendance et la fidélité aux traités ».
Enfin il rend un hommage solennel à la Pologne qui « a droit à la sympathie humaine et fraternelle du monde et attend, confiante dans la puissante intercession de Marie, l’heure d’un résurrection
en accord avec les principes de la justice et de la vraie paix. »

2- Le Pape a précisé, dans son allocution de Noël 1939, quels sont ces principes de la justice et de la vraie paix.
Dans ce document capital, il a précisé en 5 points ce qu’il entend par les conditions d’une paix juste et honorable, nous ne pouvons que citer des extraits, afin de n’être pas trop long :
- 1er point : une paix juste et honorable exige « l’assurance pour toutes les nations grandes ou petites, puissantes ou faibles, de leur droit à la vie et à l’indépendance. La volonté de vivre
d’une nation ne peut jamais signifier la sentence de mort d’une autre. Lorsque cette égalité de droits a été détruite, attaquée ou menacée, l’ordre demande que réparation soit faite ».
Peut-on condamner plus clairement la politique de l’homme qui, au printemps dernier, a en l’espace de quelques semaines, envahi cinq pays neutres d’Europe ?

- Le second point parle du désarmement moral et matériel.
- Le troisième point des conditions requises pour un organisme international destiné à apaiser les conflits.
- Le quatrième demande qu’on ait égard aux minorités raciales.
- Le cinquième invite à régler les conflits internationaux dans la lumière de la Loi divine et de la charité chrétienne.
Le Pape se pose donc clairement en défenseur de l’indépendance des petites nations et il a bien prouvé que telle était sa pensée lors de l’invasion de la Hollande, de la Belgique et du
Luxembourg.
Les messages qu’il a alors adressés aux souverains respectifs de ces trois pays le disent nettement. Nous ne citons que le message au Roi des Belges, les deux autres étant sensiblement analogues
:
« Lorsque pour la seconde fois, contre sa volonté et son droit, le peuple Belge voit son territoire exposé aux cruautés de la guerre, profondément ému, nous envoyons à Votre Majesté et à toute
votre Nation bien-aimée, l’assurance de notre paternelle affection. Priant le Dieu Tout puissant que cette pénible épreuve se termine par le rétablissement de la liberté entière et de
l’indépendance delà Belgique, nous accordons de tout notre cœur à Votre Majesté et à votre peuple, notre Bénédiction Apostolique ».
Enfin dans son récent discours de Noël 1940, le Saint Père a déclaré expressément que les principes d’une juste paix énoncés par lui un an auparavant, n’avaient rien perdu de leur valeur. Il a donc
jugé inutile de les répéter textuellement.
Il semble qu’on n’ait pas étudié d’assez près les récentes déclarations du Pape. Avant de dire ce qu’il entend par l’ordre nouveau, il dit quelques mots de ce qu’il a pu faire pour les prisonniers.
Il énumère les différents pays où il a chargé ses représentants d’aller les visiter : les différentes états belligérants y passent successivement, sauf l’Allemagne, ce qui donne clairement à
entendre que les délégués du Saint Siège se sont vu refuser la permission de visiter les prisonniers en pays nazi. Ce silence n’est pas involontaire et vraisemblablement doit être interprété comme
un reproche.
Le Pape parle ensuite de ce que le Saint Siège a fait pour transmettre des nouvelles à ceux qui sont séparés de leur famille, prisonniers, réfugiés, émigrants. Il a tenu à préciser que ces secours
s’étendent aux non-aryens, ce qui n’est évidemment pas un compliment à l’adresse du Führer.
Puis le Souverain Pontife en vient à parler de l’Ordre Nouveau. Il est clair qu’il ne l’entend pas à la manière de Hitler. Il proteste en effet contre un ordre nouveau qui serait « un mécanisme
destructeurs de liberté, renforcé par la violence, sans sincérité, sans consentement, sans joie, sans dignité, sans honneur et opprimant les âmes ».
Les bases de l’Ordre Nouveau selon Pie XII sont :
- la suppression de la haine et de la méfiance entre les Nations par la loyauté des traités et la fidélité à la parole donnée.
- La suppression du principe que la force peut créer le droit.
- Un meilleur équilibre économique et enfin le respect de la souveraineté des Nations et de la Liberté des individus.
Cette étude rapide de la pensée du Pape actuel nous donne de justes raisons de penser qu’il ne souhaite nullement le succès de Hitler, au contraire.
Ne lui demandons pas de dire ce qu’il ne peut pas dire, mais croyons en toute tranquillité de conscience que notre cause est juste et qu’elle triomphera grâce à Dieu.


Secteur pastoral de Muzillac 04/01/2010 22:54


Note du P. Lombardi à propos du décret sur les vertus héroïques de Pie XII

Mercredi 23 décembre, le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, a envoyé à la presse une note, suite à «un certain nombre de réactions dans le monde juif», à la
décision de Benoît XVI de reconnaître les vertus héroïques de Pie XII.

Source : Saint-Siège (Traduction I.Média/La Croix)

La signature par le pape du décret sur les « vertus héroïques » de Pie XII a suscité un certain nombre de réactions dans le monde juif, probablement parce qu’il s'agit d'une signature dont le sens
est clair pour l'Eglise catholique et les « experts en la matière », mais qui peut mériter quelques explications pour un public plus large, en particulier les juifs, très sensibles, de façon
compréhensible, à cette période historique de la Seconde Guerre mondiale et de l'Holocauste.

Lorsqu'un pape signe un décret sur les « vertus héroïques » d'un Serviteur de Dieu, c’es-à-dire une personne à propos de laquelle a été introduite une cause de béatification, il confirme
l'évaluation positive que la Congrégation pour les causes des saints a déjà votée. – après un examen attentif des écrits et des témoignages – sur le fait que le candidat a vécu, d’une manière
éminente, les vertus chrétiennes et a manifesté sa foi, son espérance et sa charité, à un niveau supérieur de celui attendu normalement des fidèles. Naturellement, dans cette évaluation, les
circonstances dans lesquelles la personne a vécu sont prises en compte. Un examen d'un point de vue historique est ensuite nécessaire, mais l'évaluation se réfère essentiellement au témoignage de
vie chrétienne donné par cette personne (sa relation intense avec Dieu et sa recherche perpétuelle de la perfection évangélique...) et non à l'évaluation de la portée historique de toutes ses
décisions.

Une éventuelle béatification à venir se place dans la même ligne, à savoir proposer au Peuple de Dieu - avec la confirmation ultérieur du signe des grâces extraordinaires donnée par Dieu par
l'intercession du Serviteur de Dieu - un modèle éminent de vie chrétienne. Lors de la béatification de Jean XXIII et de Pie IX, Jean-Paul II disait : « La sainteté se vit dans l'histoire et chaque
saint n'est pas exempt des limites et des conditionnements propres de notre humanité. En béatifiant un de ses fils, l'Église ne célèbre pas les choix historiques particuliers qu'il a fait, mais le
désigne plutôt en imitation et vénération de ses vertus louant la grâce divine qui resplendit en elles » (3 septembre 2000).

Ceci n'entend donc aucunement limiter la discussion autour des choix concrets faits par Pie XII dans la situation dans laquelle il se trouvait. En ce qui la concerne, l'Église affirme qu'ils ont
été réalisés dans le seul but d'accomplir au mieux le service de très haute et importante responsabilité du pape. Dans tous les cas, l'attention et la préoccupation de Pie XII pour le sort des
juifs - qui ont certainement été prises en compte pour l'évaluation de ses vertus - ont été largement témoignées et reconnues même par de nombreux juifs.

La recherche et l'évaluation des historiens dans leur domaine spécifique reste donc ouverte. Et, dans le cas présent, on comprend la demande d'ouverture de toutes les possibilités de recherches sur
les documents. Déjà Paul VI avait voulu favoriser rapidement une telle recherche, avec la publication des volumes des Actes et Documents. Pour l'ouverture complète des archives, comme cela a déjà
été dit plusieurs fois, il faut d'abord procéder à la mise en ordre et au classement d'une masse énorme de documents qui demande techniquement un délai de quelques années encore.

Le fait que les décrets sur les « vertus héroïques » des papes Jean-Paul II et Pie XII aient été promulgués le même jour ne signifie pas une « association » des deux causes à compter d'aujourd'hui.
Elles sont complètement indépendantes et suivront chacune leur propre processus. Il n'y a donc pas lieu d'envisager une éventuelle béatification simultanée.

Enfin, la grande amitié et le respect que le pape Benoît XVI éprouve envers le peuple juif ont déjà été attestés à de très nombreuses reprises, et trouvent dans son œuvre théologique un témoignage
irréfutable. Il est donc clair que la récente signature du décret ne doit en aucune façon être vue comme un acte hostile envers le peuple juif, et nous espérons qu'elle ne sera pas considérée comme
un obstacle au dialogue entre le judaïsme et l'Eglise catholique. Nous souhaitons bien sûr que la prochaine visite du pape à la synagogue de Rome sera l'occasion de réaffirmer et de renforcer en
toute cordialité ces liens d'amitié et d'estime.


Secteur pastoral de Muzillac 22/12/2009 11:37


ROME, Lundi 21 décembre 2009 (ZENIT.org) - Le vicariat hébréophone en Israël publie ce 21 décembre une déclaration sur la récente proclamation des vertus de Pie XII. La déclaration est signée par
le vicaire, le Rév. Père David Neuhaus, SJ et les prêtres du vicariat.

Déclaration

Le pape Benoît XVI a approuvé, samedi 19 décembre, 21 décrets dont 10 concernant les vertus d'hommes et femmes de l'histoire de l'Eglise qui ont donné un témoignage exemplaire (bien que des
témoignages très différents) de leur foi chrétienne au cours de leur vie. Parmi les exemples remarquables, il y avait aussi deux papes, Jean-Paul II et Pie XII. Cette étape a de nouveau provoqué
une tempête dans les relations entre juifs et catholiques.

Les catholiques hébréophones vivent au milieu du peuple juif dans la société israélienne. Leur existence est fondée sur leur appartenance à l'Eglise et son amour pour elle et leur proximité (dans
certains cas leur appartenance aussi) et leur amour pour le peuple juif. Il est naturel, après des centaines d'années d'histoire partagée par l'Eglise et le peuple juif - une histoire qui a connu
des difficultés et même des périodes tragiques -, que l'appartenance à ces deux mondes puisse être parfois déchirante. Notre vocation, en tant que catholiques hébréophones en Israël, est de «
sentir » à la fois avec l'Eglise et avec Israël et d'essayer d'être un pont entre les deux, et parfois même de vivre la division douloureuse de l'incompréhension, de la polémique et de la
défensive.

Ces dernières années, la figure du pape Pie XII a créé de temps à autre une tempête dans les relations entre l'Eglise et le peuple juif. Certains, dans l'Eglise, ont cherché à reconnaître le pape
comme un croyant exemplaire qui a fait face aux grands défis de son temps, mais certains juifs ont soutenu que, pendant la période de la seconde guerre mondiale, le pape « n'en a pas fait assez »
pour sauver les juifs de l'Europe occupée.

Samedi, Benoît XVI a reconnu les vertus de Pie XII et la réaction des juifs était attendue : cela blesse les juifs. La déclaration du pape Benoît XVI concernant les vertus de Pie XII n'est pas
centrée sur la période de la Shoah et ne ferme pas la porte de la recherche des historiens. Le pape, qui a servi de 1939 à 1958, a été actif dans beaucoup de domaines différents et il a laissé sa
marque dans l'Eglise du XXe siècle. C'est lui qui a ouvert la porte de la recherche biblique scientifique dans l'Eglise (recherche qui aujourd'hui réunit juifs et chrétiens et influence grandement
la définition de l'héritage biblique commun des juifs et des chrétiens). Il a nommé des évêques qui n'étaient pas européens pour servir en Afrique et en Asie, reconnaissant ainsi le changement de
visage de l'Eglise universelle. Il a encouragé la réforme liturgique et le dialogue entre la foi et la science. Il a dû faire face à la persécution de l'Eglise dans les pays qui étaient sous la
domination communiste. Les catholiques se souviennent de lui et honorent sa mémoire dans un contexte ecclésial beaucoup plus large que les seules années sombres de la seconde guerre mondiale.

En tant que catholiques hébréophones en Israël, dont certains sont aussi membres du peuple juif, nous nous réjouissons de la vision partagée par beaucoup de juifs et de catholiques lorsqu'il s'agit
des vertus du pape Jean-Paul II. Ce qui est particulièrement important pour nous, c'est tout ce qu'il a fait pour rapprocher l'Eglise du peuple juif. En même temps, nous exprimons une fois de plus
notre peine concernant la division entre l'Eglise et le peuple juif lorsqu'on en vient à Pie XII. En tant que catholiques, nous sommes appelés à comprendre les figures des papes Jean-Paul II et Pie
XII à la lumière de l'enseignement de l'Eglise. Nous rejetons la diffamation de Pie XII, et ce qui l'accuse de lâcheté et même d'antisémitisme et de collaboration avec l'ennemi nazi. Ces
accusations sont absolument sans fondement. De même, nous rejetons les interprétations qui voient toute mise à l'honneur de Pie XII comme une minimisation de l'importance de la Shoah ou comme un
pas en arrière par rapport au progrès stupéfiant des relations entre juifs et chrétiens ces dernières décennies. D'autre part, nous sommes appelés à comprendre le malaise de beaucoup de nos frères
et sœurs juifs qui soutiennent que le pape « n'en a pas fait assez » pour sauver les juifs à l'heure de leurs souffrances pendant la Shoah.

Nous comprenons le cri « n'en a pas fait assez » comme un cri de douleur profonde venant du sentiment de trahison ressenti par le peuple juif pendant leur épreuve. En effet, le monde n'en a pas
assez fait et c'est un fait indéniable que six millions de membres du peuple juif ont été assassinés. En définitive, il ne peut pas y avoir « d'assez » dans la tentative de faire face à une
tragédie qui a les dimensions de la Shoah ! Nous entendons le cri du peuple juif et nous ressentons leur douleur. A la lumière de la Shoah, la question est la suivante : « Le pape aurait-il pu
faire davantage ? » La question est à la fois légitime et compréhensible, cependant peut-être n'y a-t-il pas de réponse humaine à cette question. Dieu seul peut savoir s'il a en effet fait ce qu'il
pouvait faire. Nous sommes témoins de la recherche historique concernant les efforts diplomatiques du pape pour mettre un terme à la guerre et à la terreur contre le peuple juif. Nous sommes
témoins des nombreuses histoires concernant les instructions que le pape a données d'ouvrir des églises et les monastères de façon à donner asile aux juifs en fuite, pour leur fournir des faux
papiers et les faire sortir clandestinement des régions dangereuses. Nous devons faire mémoire du rôle des hommes et des femmes qui, dans l'Eglise, « justes parmi les nations », se sont trouvés,
sous l'autorité du pape, à agir en Italie et dans d'autres pays d'Europe pour aider les juifs à se cacher et à s'échapper. Dans certains cas, ils ont payé cela de leur vie.

Nous continuons à prier à la fois pour que dans l'Eglise et dans le peuple juif, nous ne cessions pas de chercher ensemble la vérité historique de façon à pouvoir éduquer nos enfants dans le
respect mutuel et la fraternité, et que se poursuivent nos efforts pour collaborer à « l'amélioration du monde » (tikkun olam).

Rév. Père David Neuhaus SJ,

vicaire patriarcal pour les catholiques hébréophones

et les prêtres du vicariat

[traduction française : Anita S. Bourdin]