Réflexion sur la pastorale du baptême

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

Ce courrier des lecteurs trouvé dans le journal  La Croix de ce jour correspond bien à ce que je pense sur la pastorale actuelle du baptême. Et vous, qu'en pensez-vous ?

Une journée mondiale des vocations. Prier pour les « vocations » ?

 
Michel A. (Dordogne) :

" Oui, mais quelles vocations ? Pour le plus grand nombre, dans une assemblée dominicale, l’invitation est comprise restrictivement : « Vocations », c’est-à-dire vocations sacerdotales et religieuses. Et souvent, le prédicateur lui-même conforte cette interprétation.

Hélas, cette réduction amoindrit ou ignore l’ampleur de la première vocation qui est celle d’être appelé au baptême. La vocation qui fonde l’Église est celle du baptême. Il est vital pour l’Eglise de se refonder aujourd’hui sur le baptême. Il est vital que le baptême redevienne ce qu’il est : un appel, un choix, une conversion, une vocation. (…) Restaurer le baptême, c’est fonder une Église réelle ; et c’est de cette Église que naîtront ensuite nécessairement les vocations utiles et vitales à son développement.

Les parents demandent le baptême de leur enfant : ouvrons-leur la possibilité de christianiser leur vie, prolongeons leur demande en catéchuménat. Comment orienter les parents vers des étapes de rencontres ? Comment faire entrevoir dans quels commencements le baptême de leur enfant les engage, eux, les parents. (…) Le risque est grand de continuer à brader le baptême et donc le christianisme. Implorer « Seigneur, donnez-nous des prêtres » , penser vocations sacerdotales, c’est prendre le problème à l’envers. C’est de la base qu’il faut repartir. Oui, accueillir les gens comme ils sont, là où ils sont, mais pour les inviter à une conversion progressive, vers un nouvel horizon de vie. Le début d’un ensemencement.

Approfondissons cette voie de baptême. Faisons l’Église, et les appels aux divers ministères de vie pourront être entendus. Les ministères naîtront pour faire vivre cette Église. L’essentiel n’est pas en premier lieu l’engagement des parents à « faire suivre le catéchisme » mais d’abord leur propre évangélisation. S’ils demandent un service spirituel à l’Eglise (ce service, pour nous, est un sacrement), ils sont encore apparemment très loin. Mais en réalité, à cause d’un désir enfoui, ils sont en fait proches d’une situation catéchuménale.

Il est plus évangélisateur mais plus coûteux en efforts de réflexion, en révision de vie, en prière de proposer des rencontres. Former solidement des adultes chrétiens, de tous âges, pour accueillir, approfondir les demandes. Aborder avec les jeunes parents des paysages de vie, de valeurs et de choix, parfois à contre-courant, de proposer des délais, des étapes.

C’est au sein d’Églises nouvelles assises sur la vocation baptismale que naîtront, par l’Esprit de vie, les appels et les réponses nécessaires à l’Église du Christ ! (…)"

Publié dans REFLEXION

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