VERS LA PREMIERE COMMUNION

Publié le par Secteur pastoral de Muzillac

Doyenné de Muzillac

Paroisses de

Muzillac, Damgan-Pénerf, Ambon, Noyal-Muzillac, Arzal, Le Guerno et Billiers

 

2016-2017

 

    INSCRIPTION

 A LA PREMIERE COMMUNION

DE VOTRE ENFANT

 

« Laissez venir à moi les enfants,

a dit Jésus ».

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                                                                          Muzillac, le 09.01.2017

    

 

    Chers parents,

    

Votre enfant est en âge de faire sa première communion, et c’est peut-être déjà une grande joie pour lui de pouvoir rencontrer dans son cœur Jésus vivant dans l’Eucharistie, sacrement de l’Amour. Ce sera aussi une grande joie pour la communauté chrétienne de voir qu’elle se renouvelle !  J

Cependant, afin d’atteindre une plus grande cohérence entre les paroles et les actes et après avoir consulté l’équipe pastorale, le service diocésain de catéchèse ainsi que Mgr Centène, évêque de notre diocèse, nous avons décidé d’accéder à la demande de première communion non plus quand l’enfant a atteint l’âge de neuf ans (niveau CM1, en général), mais lorsqu’il sera suffisamment prêt. En général, l'enfant aura désormais reçu le sacrement de confirmation auparavant.

       Rien d'extraordinaire : dans les écoles, on appelle cela la "pédagogie différenciée". 

En effet, afin d’éviter les communions sans lendemain, célébrées pour "faire comme les autres", pour faire plaisir à un grand parent ou pour obtenir un cadeau, une réflexion et un discernement dans l'Esprit Saint de la part de l’enfant, de ses parents, de ses catéchistes et du curé de la paroisse deviennent de plus en plus nécessaires. Ce discernement appelle également à un accompagnement plus personnalisé.

  Faut-il rappeler aux parents, parrains et marraines, qu'au jour du baptême de leur enfant et filleul ils se sont engagés par écrit et publiquement à "l'éduquer dans la foi" ? Sans cette garantie, le célébrant ne pouvait baptiser l'enfant ...

 

Voici  comment savoir qu'un enfant est suffisamment prêt pour communier :

 

- Désir de communier de l'enfant à Jésus, le plus librement et joyeusement possible. Sinon, les difficultés seront importantes. Dans la foi, ce désir est suscité par l'Esprit Saint. Cet amour du Christ doit grandir dans le coeur au point où l'enfant s'obligera par lui-même et librement -par amour- à rencontrer peu à peu le Christ chaque dimanche, avec l'autorisation de ses deux parents.  

- L’enfant est-il également intéressé par la messe, la prière, la catéchèse, la vie chrétienne en général ?  

- Pouvoir distinguer le pain ordinaire du Pain eucharistique – Corps du Christ.  

- Fidélité à l'Eucharistie dominicale chaque semaine (1 heure sur 168, soit moins de 1% de son temps !), même pendant les vacances….  

- Pouvoir distinguer le bien du mal (en vue de vivre le sacrement de réconciliation).  

- Avoir le soutien exemplaire d'un "aîné dans la foi" (parent, parrain, marraine, grand parent...). L'aîné(e) dans la foi est celui ou celle qui guide l'enfant au jour le jour dans une véritable vie chrétienne, avec l'approbation des deux parents.  

- Etre fidèle à la catéchèse. Connaître les prières de base. Connaître le signe de croix, le Notre Père, le Je vous salue Marie et, si possible, d’autres prières par cœur (Je crois en Dieu, acte de contrition).  

- Avoir l'accord et autant que possible le soutien exemplaire de ses parents. Si l'un des parents est athée ou d'une autre religion, ou s'il est divorcé, il doit accepter librement les conditions émises par l'Eglise.

- Avoir la ferme intention de continuer à communier chaque dimanche après la 1ère communion.

 

Toutes choses qui se vérifient ou s'apprennent pendant la préparation à la première communion.

 

P. Jean-Eudes, curé de Muzillac

 

Concrètement, nous vous invitons d’abord à y réfléchir entre vous, chers parents et à en parler ensuite avec votre enfant. Il ne serait pas inutile de partager vos réflexions avec les parrain et marraine du futur communiant, l'aîné dans la foi, ou toute autre personne de confiance capable de suivre l’initiation au sacrement de l’Eucharistie de votre enfant. Puis,  au début de chaque année catéchétique, nous vous invitons à une rencontre personnalisée, parents, enfant avec le prêtre, P.Jean-Eudes soit en septembre, soit en octobre : téléphonez au 02.97.41.67.49 ou 06.87.45.48.79 (portable du P.Jef). Une rencontre avec le curé est prévue en CE2 (année de la confirmation) et une autre en CM1. Nous parlerons ensemble du temps nécessaire (un an ou deux, voire plus), pour que la démarche de première communion soit possible pour votre enfant, démarche que vous soutiendrez de votre exemple ou, tout au moins, de l’exemple d’un référent. Nous essaierons d’en parler en toute vérité pendant notre entretien. Un document explicatif sera donné. Vous voudrez bien apporter le livret de famille chrétienne, s'il y en a un.

Pour les parents séparés, la rencontre ensemble avec votre enfant et le prêtre est bien sûr préférable. En cas d’impossibilité, il est au minimum obligatoire de prévenir le parent qui ne peut pas venir.

Nous insistons sur le fait que la première communion sera désormais préparée sur un temps plus ou moins long (un an ou plus), généralement à partir du CE1, année de la remise de la croix ou 1ère année de catéchèse familiale. On peut bien sûr l’inscrire les autres années, de la même manière, jusqu’à ses 18 ans. Tant que votre enfant est mineur, cette inscription dépend en partie de vous.

On peut aussi faire sa première communion à l’âge adulte. Quel beau témoignage que de vivre un sacrement de manière pleine, consciente et active, comme nous y incite le concile Vatican II (SC § 14).

Par ailleurs, les  deux années du primaire (CE1 et CM2) qui ne comportent pas de confirmation ou de première communion nécessitent également une inscription auprès de l’animatrice en pastorale (Marie-Christine Maudet, presbytère, au 02 97 41 67 49). Pour chacune de ces années, la catéchèse est proposée ainsi que des temps forts, des réunions de parents et des célébrations (remise de la croix, d’un évangile et d’un livre de prière…).

Voir la feuille d’inscription pour toutes ces années aux entrées des églises, au presbytère ou dans les écoles catholiques.

Merci de votre compréhension ;

Soyez assurés

de notre prière à toutes vos intentions.

Et à très bientôt, nous l’espèrons de tout cœur, avec votre enfant,

dans la joie de nous rencontrer,

 

Signé :

 

P. Jean Eudes FRESNEAU,   

Curé du secteur paroissial de Muzillac

02.97.41.67.49   ou   06.87.45.48.79

5 av Lamennais, Muzillac

paroisse.muzillac@wanadoo.fr

 

 

La responsabilité du curé de la paroisse et des parents dans la préparation à la 1ère communion est expliquée par les textes officiels de l'Eglise :

 

 " Pour que la très sainte Eucharistie puisse être donnée aux enfants, il est requis qu'ils aient une connaissance suffisante et qu'ils aient reçu une préparation soignée, de sorte qu'ils comprennent le mystère du Christ à la mesure de leur capacité, et puissent recevoir le Corps du Seigneur avec foi et dévotion". (Can. 913 - § 1).

 

 " Les parents en premier, et ceux qui tiennent leur place, de même que le curé, ont le devoir de veiller à ce que les enfants qui sont parvenus à l'âge de raison soient préparés comme il faut et soient nourris le plus tôt possible de cet aliment divin, après avoir fait une confession sacramentelle; il revient aussi au curé de veiller à ce que les enfants n'ayant pas encore atteint l'âge de raison, ou ceux qu'il juge insuffisamment disposés, ne soient pas admis à la sainte Messe". (Can. 914 )

 

 

" Les demandes de sacrement arrivent parfois de manière inattendue ou imprévue. Il ne peut être question de refuser un sacrement à quelqu’un qui en fait sa demande, encore moins si cette personne est handicapée. Une proposition de type catéchuménal permet en revanche d’accueillir les demandes en établissant un délai et une possibilité de cheminement catéchétique entre la demande et la célébration du sacrement" . Texte National pour l’orientation de la catéchèse en France et principes d’organisation – Conférence des Evêques de France – novembre 2006, n° 4.3 page 94.

 

  Réponses à quelques objections entendues (cliquer ici) les années passées....  D'autres objections entendues et d'autre réponses sont à disposition si on me les demande.

 

Attention, à partir de la rentrée scolaire et pastorale 2013, une réforme des sacrements voit le jour. Voir cet article (cliquer ici). 

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 Devant d'autel du XVIe siècle en pierre blanche du Poitou, représentant la Cène. Baptistère de la cathédrale de Vannes.

     

Extrait d'un article du journal La Croix du 15 juin 2013 sur la première communion

 

"Comment évoluent ces propositions?

"Les parcours catéchétiques et sacramentels des enfants étant de plus en plus divers, l'habitude prise jusque-là de célébrer les sacrements au même âge pour tout un groupe d'âge tend à disparaître. Pour l'heure, aucune directive émanant de l'ensemble des évêques de France n'a consacré cette évolution, laissant à chacun d'eux la liberté de s'adapter à leur contexte local. « Pour que les enfants se sentent mûrs, les catéchistes font de plus en plus souvent une proposition globale de tous les sacrements en début de parcours puis les laissent libres ensuite de les demander, au besoin par une lettre précisant leur motivation », explique Marie-Thérèse Perriot, pour le Service National de la Catéchèse et du Catéchuménat (SNCC). L'« après-sacrement » a également été réfléchi: « Pour éviter que le sacrement reste extérieur à la vie des enfants, ceux-ci sont invités à relire ce qu'ils ont vécu au catéchisme ou dans le mouvement qui les a préparés. L'objectif est de développer une intelligence de la foi. » Pour les catéchistes, l'accompagnement des enfants vers les sacrements s'est donc complexifié, mais il est aussi devenu « plus riche et plus intéressant », estime Marie-Thérèse Perriot, qui constate qu'il permet aussi à des parents de « se remettre en route ».

Depuis une quinzaine d'années, les adultes sont de plus en plus nombreux à demander, eux aussi, ces sacrements de l'initiation: certains, baptisés enfants, se préparent à la confirmation (les « recommençants »), d'autres entament le parcours avec la préparation du baptême (les « catéchumènes »). « Dans ce dernier cas, le rituel prévoit que les trois soient célébrés dans la nuit de Pâques, souligne le P. Philippe Marxer, directeur adjoint du SNCC chargé du catéchuménat. » 

Publié dans CELEBRER

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