DAMGAN, PENERF et AMBON

Pour Damgan et Pénerf, veuillez cliquer sur link

 

Pour Ambon, veuillez cliquer sur  link

 

Quelques hypothèses selon un document de Jacques Praud - portant sur l'église d'Ambon - sur la première présence des chrétiens sur le doyenné :

 

Le territoire d'Ambon accueillait le passage de plusieurs voies romaines, notamment une bifurcation (aujourd'hui à Borne), ce qui explique une présence chrétienne très ancienne dans ce secteur. Depuis la liberté religieuse décidée par l'empereur Constantin, l'empire romain se christianise en effet peu à peu par ces voies de communication.

 

Le premier évêque attesté en 467 à Vannes se nommait Patern. Ce gallo-romain eut fort à faire avec les Bretons catholiques qui venaient se réfugier sur son territoire pastoral avec leurs moines et pères abbés celtes.

 

En tout cas, après l'arrivée des premiers Bretons, Ambon faisait déjà partie de la "paroisse-pagus" bretonne de Rhuys. On y trouvait une église dédiée à Ste Julitte. D'après les fouilles archéologiques, cette première église ressemblait plutôt à un petit oratoire de style celtique. Elle était construite sur un habitat du 3e siècle auquel aurait été associé un bâtiment de bains privés.  Il aurait donc été édifié par quelques premiers émigrants bretons. Le prince catholique Waroc'h (ou Erech) aurait confié - selon l'hypothèse de Jacques Praud - en 458 cette église d'Ambon (ecclesia sancta Julitta Reugis) à Sainte Ninnoc et à ses Bretons qui venaient de débarquer à Ploemeur. Remarquons que cet accueil des immigrants est programmé et organisé. Une partie du clan breton de Ste Ninnoc se serait donc installée au Ve siècle près de l'église Ste Julitte ou dans les "Tré" agricole (8 lieux-dits encore aujourd'hui à Ambon).

Une petite chrétienté celtique et monastique aurait donc pris forme à Ambon. Bientôt, on voit apparaître un cimetière autour de la même église, puis une motte (rempart de terre précédé d'un fossé). La place devant l'église se nomme encore aujourd'hui place de La Motte.

La paroisse primitive prend forme peu à peu en se détachant de la "paroisse-pagus" bretonne de Rhuys . Elle est attestée dans le cartulaire de Redon en 832.

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :