" Tous deux ne feront plus qu'un " (A propos de sexualité et de REGULATION DES NAISSANCES)

Pour les Saintes Ecritures et l'Eglise, contrairement à ce que l'on croit trop souvent savoir, la sexualité est une Bonne nouvelle, une bénédiction, un don de Dieu.adam-eve_Marc-Chagall-1976.jpg
Le plaisir sexuel est une excellente chose, pour autant qu'il ne s'exerce pas avec égoïsme mais dans le don de soi.
Aimer, c'est en effet tout donner et se donner soi-même. On se donne ici, pas à moitié, mais entièrement corps, âme et esprit pour toute la vie. L'amour comprend également le pardon. Cela se vérifie au plus haut point dans le mariage.


Dans le mariage chrétien, le bonheur de se donner entièrement à son conjoint est donc une bénédiction de Dieu.

L’Eglise trouve très belle l’union de l’homme et de la femme même en dehors de toute volonté de procréation immédiate.
Le don de l'enfant vient couronner ce don du corps, du coeur et de l'esprit. L'enfant n'est pas en effet un dû, mais aussi un don, une bénédiction. Pour les chrétiens, il est un don de Dieu. Les parents sont avec Dieu co-créateurs et pro-créateurs. C'est pourquoi, pour les chrétiens, une conception d'un être humain n'est jamais mauvaise en soi, une grossesse n'est jamais une maladie ou un malheur. Chez eux, on devrait même éviter la malheureuse expression "tomber enceinte" ! Ce qui est parfois malheureux, c'est le contexte familial insuffisant pour l'accueil de cet enfant.

Pour des raisons tout à fait légitimes, les familles ne peuvent pas accueillir, bien souvent, de nombreux enfants. Une régulation des naissances s'impose alors de manière responsable, de la part de la maman mais aussi du papa.

En France, depuis 1967, les contraceptifs chimiques permettent légalement une régulation des naissances. Ils évitent heureusement bon nombre d'avortements. Face à un mal, il faut en effet toujours préférer un moindre mal.

Cependant, les chrétiens ne peuvent se contenter de la contre-conception (origine du mot contraception). Les contraceptifs chimiques n'empêchent pas en effet nombre de couples de vivre la sexualité de manière égoïste. C'est en effet, dans la mentalité contraceptive, le désir sexuel de l'homme qui souvent prime. Les femmes s'astreignent à prendre la pilule sans que l'homme, la plupart du temps, ne s'y intéresse. Les femmes sont placées sous surveillance médicale. Les mésententes dans le couple et les séparations qui s'ensuivent ne sont pas rares.
De plus, nombre de contraceptifs comme le stérilet sont en fait des abortifs. Le respect de la dignité du bébé se perd chez de nombreuses personnes. En cas d'échec de prise de la pilule, on recourt trop systématiquement à l'avortement.
Par ailleurs les lobbys commerciaux dans ces domaines sont loin d'être inactifs auprès du corps médical et des gouvernements. Le marché est immense.
Enfin, les contraceptifs chimiques perturbent les cycles naturels de fécondation de la femme. Actuellement, on constate même dans la nature une pollution de l'eau, pollution dont on ne mesure pas les conséquences et pour laquelle on n'arrive pas encore à trouver de solution.

Sans vouloir condamner les femmes qui prennent les contraceptifs, sans vouloir tout noircir des moyens de contraception et des entreprises médicamenteuses, l'Eglise ne peut qu'encourager les méthodes naturelles (et écologiques) de régulation des naissances.

La méthode naturelle la plus fiable (selon l'Organisation Mondiale de la Santé et les études scientifiques), la plus simple et la plus respectueuse des femmes et des couples serait actuellement celle des docteurs Billings. Le CLER Amour et Famille propose une autre méthode qui s'y apparente.

Avant de les condamner ou de mépriser ces moyens avec les préjugés classiques, il est nécessaire de se former à l'une de ces méthodes qui ne peuvent que satisfaire, à mon avis, les attentes des couples chrétiens.

Sacrement de mariageLa préparation au mariage sur le doyenné de Muzillac, à titre d'information, donne un aperçu de l'une de ces méthodes avec l'aide d'un couple marié qui peut en témoigner.

Des moniteurs Billings sont à la disposition des couples de notre doyenné. Se renseigner auprès d'Alain et Christine Hirschauer au 02.97.46.57.01, responsables diocésains.

Des moniteurs du CLER sont aussi disponibles, voir le lien suivant :link

Ayant moi-même suivi sur Vannes une formation à ce sujet, - formation destinée aux prêtres -, je peux dire que cette méthode semble à la fois respectueuse de la nature et relativement simple. Elle a le grand mérite de favoriser le dialogue quotidien dans le couple et donc son unité.
Elle favorise non seulement l'amour dans le couple, mais aussi la qualité du plaisir, le respect du don de l'enfant, le respect du corps, la maîtrise de soi et elle offre une joie profonde. Elle prend en compte les difficultés du couple et contribue à trouver des solutions. Comme le disait dernièrement une gynécologue, c'est actuellement  "la seule méthode de couple qui existe" en matière de régulation des naissances. Toute la vie de famille s'en ressent très positivement.

Pour les chrétiens, cette méthode permet un accroissement de la vie spirituelle très fort. Elle respecte l'unité de chaque personne, sans disjoindre l'âme, l'esprit, le coeur et le corps

Pour les couples qui se pensent stériles, elle offre de très grandes chances de fécondité.


Evidemment, cette méthode ne fonctionne pas lorsqu'elle n'est pas appliquée sérieusement. C'est une méthode exigeante mais qui apporte du bonheur dans la vie de famille.


Je sais par ailleurs qu'il est difficile de convaincre les couples, mariés ou à marier, à ce sujet, étant donné les nombreux préjugés qui sont véhiculés dans notre société dans les médias et parfois même dans notre Eglise. Je sais que certains vont me reprocher, à moi homme célibataire, de m'occuper de sujets qui ne me regarderaient pas ?
En tout cas, je ne voudrais pas entendre une personne ou un couple me dire à ce propos : "Si j'avais su ! ". Il est de mon devoir de curé de paroisse d'informer les jeunes couples chrétiens dont j'ai la charge  et de leur souhaiter le meilleur.

 

Pour autant, chaque personne, chaque conjoint fait certainement de son mieux, je ne veux juger ici ou ailleurs personne, juste informer les chrétiens de ce qui me semble le meilleur pour eux.

 

On peut en effet préciser que ce ne sont pas tellement les contraceptifs en eux-mêmes, notamment chimiques, qui posent d'abord problème à l'Eglise : quand ils sont utilisés par exemple pour répondre à un problème médical (dérèglement hormonal, règles très douloureuses) elle ne voit rien à redire à leur usage ; l’effet contraceptif n’étant alors qu’un effet secondaire et pas le premier effet recherché. C’est en effet d'abord une question d’état d’esprit qui compte, de pureté de coeur, pas de technique.

 

En définitive, nous sommes appelés à la sainteté qui est un long chemin à emprunter.


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De manière préventive, il serait également nécessaire de donner une vision chrétienne de la sexualité dans les collèges et lycées de notre secteur (Méthodes "Teen's star", par exemple, ou encore le document fait pour les adolescents, voir ci-dessous). Est-ce déjà fait? Là, il s'agit peut-être d'une autre mission à accomplir, mais tout aussi exaltante !

 

 

L'enseignement catholique a promulgué le 16 avril 2010 un document sur l'éducation sexuelle et affective très intéressant. Cliquer sur  link. On peut le trouver sur internet.

P. Jean Eudes

Pour plus de renseignements, cliquer aussi sur 
link

 

Article sur la formation des jeunes

 

 

 

02/09/2010 16:43 Article lu sur le site de LA CROIX :

PARIS, 2 sept 2010 (AFP) - L'Eglise catholique publie une brochure sur la sexualité des adolescents

L'Eglise catholique publie une brochure destinée aux éducateurs et animateurs chrétiens pour les aider à répondre aux questions des adolescents sur leur vie affective et sexuelle, présentée comme une "ensemble de repères", un "outil de réflexion", par les promoteurs.

Cette publication, livrée jeudi à Paris au cours d'une conférence de presse, est un numéro spécial de la revue "Initiales" publiée par la Pastorale des Enfants et des Jeunes de la Conférence des évêques de France qui emprunte son titre à Saint Augustin "Aime et fais ce que tu veux".

Elle a demandé un an et demi de travail à une équipe composée de théologiens, membres du clergé, éducateurs et sexologues à partir de quelque 15.000 questions posées par des jeunes de 13 à 18 ans, sur la sexualité, les orientations sexuelles, le préservatif, la pilule, la fidélité...

"Nous n'avons pas cherché à faire un catalogue de ce qui est permis ou interdit mais plutôt à montrer comment s'articulent l'amour, la liberté, le respect de l'autre et le magistère catholique", a expliqué le rédacteur en chef d'Initiales, Joseph Herveau.

"Il ne s'agit pas de fournir un kit de comportement mais d'ouvrir la possibilité de parler de ces questions de façon libératoire", a dit Mgr Benoît Rivière, évêque d'Autun et président du Conseil pour la Pastorale des enfants et des jeunes. "Entre ne pas parler de ces sujets et en parler trop, il y a une voie où l'Eglise a son rôle à jouer", a-t-il ajouté, en soulignant que "dans ce domaine très délicat de la maturation psycho-affective, la période de l'adolescence est essentielle".

Soeur Véronique Margron, dominicaine et doyenne de la faculté de théologie d'Angers, a expliqué pourquoi l'Eglise catholique "se mêle de la sexualité": "C'est son affaire, non comme juge ou pour donner des bons et mauvais points mais parce que Dieu s'est fait homme et que par conséquent la foi chrétienne n'est pas seulement une affaire de culte, elle est concernée par tout ce qui concerne l'existence", dit-elle. Son rôle, a-t-elle encore dit, est d'accompagner la jeunesse "avec bienveillance et lucidité".

Pour le Dr Olivier Florant, sexologue chrétien, il s'agit "d'humaniser la sexualité". "Les animaux se nourrissent, nous avons inventé la cuisine et même la gastronomie, les animaux se reproduisent, nous avons inventé la sexualité et même l'érotisme (...). Il s'agit donc de mettre en avant les valeurs, d'expliquer ce qui donne un sens à notre vie".

Concrètement, la brochure donne des "chemins de réflexion" sur l'amour de Dieu, le don, ou "loi et liberté", des fiches pédagogiques et aussi un petit lexique. Ainsi au mot "préservatif", on trouve une explication un peu contournée selon laquelle il "n'évite pas les dommages collatéraux qui peuvent être causés au coeur, à l'âme et à la personne par une sexualité sans limites", mais qu'il vaut mieux utiliser un préservatif plutôt "que de se rendre coupable d'un mal plus grand encore en transmettant des maladies, à plus forte raison si celles-ci peuvent entraîner la mort".

La brochure coûte 25 euros (disponible auprès de la Pastorale www.sncc.cef.fr)

 

 

 

 

 

 

 


 

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